Le ministre de l’Education Nationale Roman Giertych, par ailleurs leader de la Ligue des Familles Polonaises (LPR, Liga Polskich Rodzin), située à l’extrême-droite du paysage politique national, a pris pour habitude d’utiliser fréquemment ses responsabilités ministérielles pour exposer ses opinions radicales au plus grand nombre (cf.L'avortement interdit par la Constitution?). Ainsi, en marge d’un sommet inter-ministériel européen il y a quelques jours, le politicien ultra-catholique s’est fendu d’un communiqué appelant l’ensemble des pays européens à se
battre contre le droit à l’avortement et contre la "propagation de l’homosexualité".
Le Premier Ministre a dû une fois encore se justifier auprès de ses partenaires continentaux et des médias, de plus en plus excédés par ces dérapages à répétition. En fait de dérapage, il s’agit pour Roman Giertych de tester la solidité de la coalition que son petit parti forme avec le mouvement PiS (Droit et Justice, droite conservatrice) des frères Jarosław et Lech Kaczyński et la formation Samoobrona du populiste Andrzej Lepper (cf. Andrzej Lepper n’abdique toujours pas). En effet, la défection d’une ou de l’autre de ces formations turbulentes entraînerait à coup sûr l’organisation d’élections générales, un risque très important pour PiS, qu’une dérive progressive vers la radicalité a durablement coupé de toute autre alliance alternative avec des formations plus modérées.
Conscient de sa force et de la priorité que constitue pour les jumeaux Kaczyński le maintien au pouvoir à tout prix, le ministre de l’Education s’est permis d’exhiber devant un parterre de journalistes médusés sa lettre de démission, prête à être donnée au Premier Ministre à la prochaine réprimande. La voie est donc libre pour toutes les outrances verbales : un des principaux collaborateurs de Giertych, Mirosław Orzechowski a pu en toute impunité promettre que tout enseignant reconnu comme ayant des mœurs homosexuelles serait congédié sur-le-champ. Une entorse flagrante à la constitution du pays qui, comme dans tous les Etats de droit, interdit que soit exercée de discrimination envers les personnes.
Pour étayer ses propos, le vice-ministre a utilisé un argument fallacieux, volontiers mis en avant dans les rangs de sa formation politique : il considère qu’on ne peut pas laisser des homosexuels travailler avec des enfants sans faire courir un risque à ces derniers. Un amalgame soigneusement cultivé entre les termes "pédophile" et "pédéraste", ce dernier étant plus courant en polonais qu’en français. Pour toute réponse au enième tollé soulevé par ses alliés politiques (lire par ailleurs Giertych senior affiche ses lubies antisémites), le Premier Ministre s’est contenté de regretter que les propos de Mirosław Orzechowski aient pu être "exagérés" mais a souligné que l’Education Nationale n’avait pas pour vocation de promouvoir un "style de vie alternatif au modèle normal". Désaveu timide ou soutien à peine voilé ?
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symboles à plusieurs titres.
Loukachenko n'en est pas, il convient de le rappeler, à sa première visite dans ce petit état richissime du Golfe Persique. Il y avait notamment effectué une longue visite officielle en 2000, concluant ce séjour par une surréaliste partie de polo avec des émirs locaux : un signe ostentatoire d'accession au cercle restreint des invités de marque du pays.
de la préservation de l’environnement. Ce bras-de-fer, qu’elle qu’en soit l’issue, aura nécessairement des retombées considérables pour le pays et ses relations de voisinage, tant le sujet est sensible et les décisions à venir lourdes de conséquences.
écossais Northern Times est en tous points remarquables : ce journal vient de publier, après des mois de préparation, le premier mensuel à destination des immigrés polonais, baptisé " Gazeta z Highland ".
redit aux journalistes qui lui ont posé la question. Bien conscient de l’incompatibilité de cette position avec l’état actuel du droit communautaire (qui prime sur le droit des Etats membres), Lech Kaczyński estime que l’abolition généralisée n’est qu’une mode intellectuelle passagère : les sociétés reviendront tôt ou tard vers un principe plus conforme à une " morale publique " qu’il estime supérieure aux lois.


