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Mercredi 21 février 2007

Depuis les dernières élections présidentielles frauduleuses de mars 2006, on pouvait être tenté de croire que l’opposition démocratique en Biélorussie avait enfin trouvé une tactique cohérente et allait sortir des divisions internes contre-productives. Avec l’émergence d’un leader unique, Alexandre Milinkevich, relativement connu dans le pays (malgré une censure de tous les instants) et bénéficiant d’une visibilité médiatique considérable à l’étranger, les plus optimistes pouvaient rêver d’une sortie du tunnel, totalement irréaliste jusqu’alors. Force est aujourd’hui de constater que ce renouveau d’une opposition enfin réunie autour de l’essentiel est en train de retomber comme un soufflé.

Les forces d’opposition qui avaient désigné Milinkevich comme porte-étendard unique annoncent d’ores et déjà que lors du congrès prévu en mars, un changement de leadership serait à l’ordre du jour. Pour contenter des sensibilités très divergentes, il sera mis en place un système abscons de présidence tournante et une redistribution générale des rôles. Une décision surprenante qui semble ne tenir aucun compte des avancées réalisées par Alexandre Milinkevich dans sa prise de contacts à l’étranger, aboutissant comme on le sait au prestigieux prix Sakharov remis par les institutions européennes. En un an, l’opposition avait réussi à se doter d’un visage reconnu et d’une ligne politique cohérente, et tout semble aujourd’hui revenir au point mort, comme aux premières heures du régime, quand les leaders nationalistes historiques se voyaient contraints à l’exil et retombaient vite dans l’anonymat aux yeux de la population.

Malheureusement, on pouvait s’attendre un jour ou l’autre au retour de ce genre de travers, tant l’attelage est disparate. Des communistes pro-russes aux nationalistes pro-polonais, les différents courants ne se retrouvent coalisés que par la force des choses, le régime autoritaire ne leur laissant pas de marge de manœuvre pour exister de façon autonome. Au vu des déclarations des uns et des autres et des informations publiées dans la presse russe notamment, il semble qu’une fois de plus, ce soit le Kremlin qui tente de reprendre la main par l’intermédiaire d’une opposition à ses ordres, à défaut d’avoir pu manipuler Loukachenko.

Les communistes sont aujourd’hui les premiers à critiquer Alexandre Milinkevich, même si les initiatives récentes de ce dernier (cf. Lettre ouverte d’Alexandre Milinkevich au président Loukachenko) semblaient avoir une bonne chance d’aboutir à des résultats. Aux interlocuteurs inquiets d’un positionnement clairement pro-russe à même de remettre en cause l’indépendance du pays, le leader communiste Sergueï Kaliakine répond qu’on n’a jamais reproché au courant nationaliste son positionnement pro-polonais. La nuance est pourtant de taille car personne ne songe un instant que le gouvernement de Varsovie aurait des velléités colonisatrices envers la Biélorussie, ce qui n’est pas le cas du côté du Kremlin, où les néo-impérialistes ont le vent en poupe. Quoi qu’il en soit, cette lutte intestine, si elle n’aboutit pas à un retour à plus de pragmatisme, a déjà un vainqueur tout désigné : l’actuel président Loukachenko, trop heureux de se voir une nouvelle fois drapé des habits de seul garant de l’indépendance de "sa" Biélorussie.

par Wawrzek Lothringer publié dans : Biélorussie-Actualité
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Mardi 20 février 2007

L’eurodéputé polonais Maciej Giertych, dont le fils Roman est par ailleurs vice premier-ministre chargé de l’Education Nationale, (au sujet des brillants agissements du dit-rejeton, cf. notamment Atteinte à la vie privée dans les établissements scolaires?) a déjà fait parler de lui sur la scène continentale depuis son élection au parlement de Strasbourg il y a trois ans. Le moins que l’on puisse en dire est que les interventions publiques de ce parlementaire ne redorent pas le blason d’une Pologne qui peine à s’imposer comme un membre influent et crédible, notamment depuis les élections de 2005 et la prise de pouvoir des jumeaux Kaczyński.

Ce réactionnaire véhément s’est d’abord fait connaître par une exposition de son cru, organisée dans le but  "d’éveiller les consciences" au sujet de l’avortement, allant jusqu’à comparer le phénomène au génocide juif pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un argument maintes fois utilisé par les milieux d’extrême-droite et qui permettait alors de situer politiquement le personnage. Par la suite, Maciej Giertych s’est encore démarqué de ses collègues députés européens en refusant de saluer la mémoire des victimes de la guerre civile espagnole, préférant faire l’éloge des dictateurs Franco et Salazar. Enfin, plus récemment, le parlementaire s’est fait le porte-parole des créationnistes nord-américains, opposés au concept de l’évolution selon Darwin. Ces extrémistes religieux souhaitent que cette théorie scientifique soit bannie des programmes scolaires et remplacée par l’étude de la Genèse. Giertych avait largement divagué lors de son discours, allant jusqu’à affirmer que les dinosaures avaient été contemporains des premiers hommes : il en veut pour preuve la persistance dans les croyances populaires de phénomènes tels que le monstre du Loch Ness…

Cette fois, c’est une publication, nettement moins cocasse que l’exemple précédent, qui défraye la chronique. Dans un ouvrage de poche, édité en langue anglaise et peut-être subventionné par des fonds européens (il porte en tout cas le logo du parlement mais l’origine des fonds est encore floue), Maciej Giertych reprend à son compte les théories antisémites de Feliks Koneczny, pseudo-historien de l’entre-deux guerres. Dans ce fascicule, l’auteur glose sur la différence entre les Juifs et les "gentils" peuples européens, insistant sur leur incompatibilité insurmontable. Le peuple élu, dit-il, ne se fond qu’en apparence dans les pays où il réside, mais ne se fond jamais dans la population locale, développant par là-même une véritable "spécificité génétique". Un délire antisémite qui rappelle les pires heures du vingtième siècle, au moment précis où la Pologne se bat pour son honneur au sujet de la Shoah : le gouvernement a obtenu récemment de la chaîne CNN qu’elle parle des "camps nazis installés en Pologne" et non plus des "camps polonais", ce qui est une nuance de taille. Un sens de la nuance dont semble définitivement dépourvu Maciej Giertych qui, en attendant d’éventuelles suites judiciaires à cette publication, a sobrement intitulé son ouvrage "Les civilisations en guerre en Europe"…

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Jeudi 15 février 2007

 

Les aléas de l’histoire contemporaine, depuis la Seconde Guerre Mondiale jusqu’au démantèlement de l’Union Soviétique en 1991, ont fait surgir quelques singularités géographiques, sources de tensions voire de conflits. L’enclave de Kaliningrad (anciennement Königsberg), annexée à la Russie Soviétique en 1945 se retrouve ainsi isolée du reste de la Fédération depuis que la Biélorussie et surtout les Pays Baltes ont recouvert leur indépendance. En outre, depuis l’intégration des pays d’Europe Centrale et Orientale en 2004, les frontières terrestres de l’enclave sont également celles de l’Union Européenne. La circulation entre ce territoire exigu (15.000 km² tout de même, soit le double de la Corse) et la métropole est très compliqué, soit par la route en traversant au minimum deux Etats souverains, ou par la Mer Baltique par un large contournement jusqu’à Saint-Pétersbourg.

La Pologne et la Lituanie n’ont aucun intérêt objectif au maintien de cette situation car si les conditions de vie des habitants de l’ancienne Prusse-Orientale ne s’amélioraient pas, une augmentation de la criminalité et des incidents aux frontières serait à craindre. Ces dernières années, une aide alimentaire et énergétique conséquente a été fournie par les deux pays à plusieurs reprises, lorsque les problèmes d’approvisionnement devenaient critiques. Ces gestes positifs ne sont pas tout à fait parvenus à détendre des rapports souvent difficiles avec les autorités russes locales.

Ainsi au mois d’avril 2006, les autorités maritimes polonaises ont eu la mauvaise surprise de se voir interdire le droit de passage vers la Baltique, que Staline leur avait pourtant accordé en 1946. En effet, la Vistule ne débouche pas directement dans la mer, mais dans une vaste lagune ( Zalew Wiślany ) qui longe toute la partie orientale de la côte polonaise. Le passage par les eaux territoriales russes est donc indispensable mais les dirigeants de l’enclave estiment que l’accord de 1946 est rendu obsolète par l’adhésion à l’UE et exigent une renégociation.

Le dossier est en cours d’élaboration au ministère des Affaires Etrangères mais la Russie n’est pas à court d’idées pour entretenir soigneusement ses mauvaises relations avec le gouvernement de Varsovie. Pour remédier aux problèmes chroniques d’approvisionnement de l’ancienne Prusse Orientale, on reparle d’y implanter une centrale nucléaire : c’est une idée vieille de 30 ans, mais aujourd’hui la Russie a largement les moyens financiers de la concrétiser dans un délai assez court. Le consul de Pologne sur place se veut rassurant, même si la présence d’un tel équipement à la frontière du pays n’est pas anodine : il rappelle que malgré les coupures de chauffage à répétition, 70% des 900.000 habitants de l’enclave sont opposés à ce projet.

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Lundi 12 février 2007

L’instabilité politique chronique est une caractéristique volontiers attribuée à de nombreuses nations d’Europe Centrale, et particulièrement à la Pologne. Ce n’est certainement pas l’actuel règne des jumeaux Kaczyński qui va parvenir à tordre le cou à ce vieux cliché. On se souvient déjà qu’il y a maintenant sept mois, le président avait " démissionné " d’office le premier ministre de l’époque, Kazimierz Marcinkiewicz pour le remplacer par son frère Jarosław, sous le regard mi-moqueur, mi-inquiet de l’opinion publique internationale. Ce remaniement brutal (et contraire aux promesses électorales) ne trouvait pas alors d’autres explications que la simple volonté de concentrer tous les pouvoirs entre les mains des deux monozygotes, créant ainsi une situation politique inédite dans un grand pays à l’époque moderne. En effet, l’ex-Premier ministre, inconnu jusqu’à sa nomination, était rapidement devenu populaire grâce à un style consensuel, mêlant valeurs traditionnelles et modernité avec un certain succès. La cote de confiance du second gouvernement Kaczyński (le premier pour Jarosław pour être précis) a alors connu un sérieux coup de froid, tant auprès des partenaires de la Pologne sur la scène européenne qu’auprès des électeurs.

 

Ces dernières semaines, ce sont donc deux ministres, et non des moindres, qui ont quitté leurs fonctions, officiellement pour raisons personnelles, mais sans qu’il ait été fourni au peuple souverain la moindre explication plausible sur ces départs. Dans un premier temps, c’est le ministre de la Défense Radosław Sikorski qui a été sommé de quitter ses fonctions, alors même que ses relations avec ses partenaires anglo-américains étaient considérées comme excellentes. Ceci n’est pas un détail négligeable, à l’heure où l’armée polonaise est engagée à la fois en Afghanistan et en Irak, où la situation est notoirement critique. Il semblerait que le différend ait porté sur l’épuration des officiers nommés à l’époque communiste : Sikorski souhaitait que soient conservées les personnes compétentes alors que l’idéologie des jumeaux exigeait d’écarter aveuglément tout suspect de collaboration.

 

Même cause et mêmes effets semble t’il pour Ludwik Dorn qui a perdu ses prérogatives de Ministre de l’Intérieur et de l’Administration, en restant toutefois membre du gouvernement, sans portefeuille précis pour le moment. Ce proche des Kaczyński aurait lui aussi fait preuve d’insoumission en ne partageant pas totalement la frénésie purificatrice prônée par ses supérieurs hiérarchiques. Confrontée aux réalités du terrain, la politique de " lustration " des fonctionnaires en poste à l’époque communiste trouve ici ses limites. Préférant leurs lubies idéologiques à un pragmatisme modéré, les jumeaux de Varsovie prennent le risque de se priver de personnalités compétentes et pourraient à terme lasser leurs électeurs, ce qui, à leurs yeux, est plus grave que l’intérêt de la Nation.

 

 

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Vendredi 9 février 2007

 

Le leader de l’opposition unifiée biélorusse, candidat au scrutin présidentiel de mars 2006 et plus récemment lauréat du Prix Sakharov décerné par le Parlement Européen, a pris une initiative inédite, relayée sur Internet depuis mercredi. Conscient qu’à l’issue du grave conflit énergétique qui a opposé son pays à la puissante Russie (cf. Crise du gaz : Minsk jette l’éponge), l’indépendance même du pays était en jeu, Alexandre Milinkevich a décidé d’adresser une lettre ouverte au président Loukachenko.

Dès les premières phrases du document, la solennité est de mise et on comprend que la décision d’un tel appel a été prise avec soin : " …il ne m’est pas facile de m’adresser à vous, mais je comprends que je n’ai pas le droit de ne pas utiliser toutes les possibilités offertes, pour le bien de notre Biélorussie… ". Alexandre Milinkevich cite alors une déclaration récente du président, dans laquelle celui-ci évoquait l’éventualité d’une véritable catastrophe économique pour le pays : le constat est partagé par l’opposition, qui appelle à l’unité des forces de la nation.

Dans le contexte actuel de raidissement du pouvoir (cf.Acharnement policier contre le Front de la Jeunesse biélorusse), cette main tendue pourrait sembler un compromis ambigu voire déshonorant de la part d’un homme qui incarne sur la scène internationale la seule alternative crédible à un régime autoritaire, en place depuis douze ans. Mais Alexandre Milinkevich ne baisse pas la garde et souhaite seulement tirer profit d’un contexte particulièrement propice à un éventuel retour au dialogue. Le président actuel n’a pas caché que les mauvaises relations actuelles avec le Kremlin l’obligeaient à revoir son approche des relations avec l’Europe, que Milinkevich appelle symboliquement " la seconde aile de la Biélorussie ", la première étant la Russie.

Pour permettre à Alexandre Loukachenko  de revenir s’asseoir à une table de négociations avec les Européens et ainsi obtenir les investissements seuls capables de sauver le pays de la ruine, son opposant a des idées et des exigences. Il propose à son adversaire de plaider dans ce sens auprès des dirigeants continentaux rencontrés depuis plusieurs années (le site officiel de l’opposition contient entre autres documents une galerie de photos très instructive quant aux contacts noués : http://ru.milinkevich.org) et rappelle avoir toujours demandé à l’Europe de ne pas appliquer de sanctions économiques contre son pays.

Mais il est clairement exigé en contrepartie que cesse le harcèlement des opposants et que soient libérés les prisonniers politiques : " …rien ne sera possible tant que mes camarades seront en prison ". L’opposition se veut constructive et réaffirme ses intentions pacifiques : elle se démarque de toute démarche subversive ou violente et propose une date pour organiser une rencontre : le 25 mars, qui marque l’anniversaire de la première indépendance du pays (en 1918) et est généralement célébrée par tous les courants politiques du pays. Faisant référence aux précédents européens que furent l’Espagne, la Grèce ou le Portugal, Milinkevich invite le chef de l’Etat biélorusse à s’asseoir avec l’opposition autour d’une table et à enterrer la hache de guerre.

Le sénateur biélorusse Nicolaï Cherginiets a été le premier à réagir officiellement à cette lettre ouverte à Alexandre Loukachenko, dont il est considéré comme une des personnalités les plus proches. Il a affirmé aux journalistes européens qui ont recueilli ses propos que le pouvoir réagirait positivement à cet appel s’il s’y trouvait des éléments utiles pour la Biélorussie. On attend maintenant la réponse (qui pourrait être historique) de l’imprévisible maître du pays, dont la stratégie depuis le début de cette année manque singulièrement de lisibilité mais qui a, une fois encore, toutes les cartes en main.

par Wawrzek Lothringer publié dans : Biélorussie-Actualité
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Mercredi 7 février 2007

Le président Alexandre Loukachenko a beau mettre en scène un simulacre de changement d’attitude à l’égard des pays européens (cf. Loukachenko fait son show dans la presse occidentale), les événements montrent semaine après semaine que le régime n’est pas décidé à assouplir sa politique répressive à l’intérieur du pays. Après les " élections " organisées dans un style purement stalinien au mois de janvier (cf. Parodie d’élections en Biélorussie), on en a un nouvel exemple à travers la récente rafle policière au sein de l’état-major du Front de la Jeunesse.

Cette organisation a été fondée dès 1996 dans le sillage du Front National Biélorusse, qui était à l’époque la principale formation d’opposition, avant d’être harcélée par le régime au point de devenir aujourd’hui un groupuscule dont l’essentiel des figures importantes vit en exil. Le Front de la Jeunesse, en revanche, a pris son autonomie par rapport à son tuteur politique et s’est fortement implanté dans le pays, notamment dans les grandes villes. De par sa capacité de mobilisation et d’organisation d’actions pacifiques en milieu urbain, le mouvement est aujourd’hui considéré par les autorités comme la menace la plus sérieuse au pouvoir de Loukachenko.

On se souvient que le leader du mouvement, Zmicier Daszkiewicz (cf. photo : L'Union Européenne tend la main à Loukachenko) a été condamné en novembre dernier à 18 mois de prison pour avoir organisé le très médiatique camp de tentes de la place d’Octobre pour protester contre la présidentielle truquée de mars. Ce sont cette fois 29 militants qui ont été arrêtés dimanche soir par un commando des forces spéciales dans un appartement de la capitale. Parmi eux, deux dirigeants du mouvement, Zmicier Chfedaruk et Oleg Korban, qui ont immédiatement été transférés à la Maison d’Arrêt spéciale du KGB, dans le quartier " Soviétique " de Minsk (ça ne s’invente pas).

Le pouvoir ne cache pas son intention de décapiter le mouvement, à quelques jours de la Saint-Valentin, date habituellement choisie par le Front de la Jeunesse pour organiser une manifestation placée sous le signe de l’attachement aux valeurs européennes. Les personnes interpellées ont rapidement été remises en liberté sous contrôle judiciaire, à l’exception notable des deux dirigeants cités plus haut. Le KGB a certainement besoin de temps pour peaufiner l’acte d’accusation à l’encontre des jeunes gens. Généralement dans pareil cas, l’argument utilisé est la simple participation à un mouvement politique non enregistré auprès des autorités : bien entendu, le Front de la Jeunesse n’a jamais obtenu sa régularisation administrative malgré de multiples requêtes. L’opposition veut voir dans cette répression débridée un signe de fébrilité du pouvoir, mais il n’en est pas moins certain que privé de ses leaders, emprisonnés les uns après les autres, le mouvement est considérablement affaibli.

par Wawrzek Lothringer publié dans : Biélorussie-Actualité
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