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Mardi 6 février 2007

La décision prise le 1er février par le Conservateur en chef du district de Varsovie Maciej Czeredys est historique à plus d’un titre. Le plus grand bâtiment de la capitale, qui domine du haut de ses 230m la place de la gare centrale depuis plus d’un demi-siècle, est désormais inscrit au patrimoine national au même titre que les palais de Wilanów et Łazienki à Varsovie ou le célèbre château Wawel de Cracovie. Cette promotion n’a pas été sans susciter une hostilité farouche d’une partie des experts et des responsables politiques, en raison de la forte connotation historique du bâtiment.

Le Palais de la Culture et de la Science (Pałac Kultury i Nauki, PkiN) est en effet connu pour avoir été le cadeau de Joseph Staline à la jeune République Populaire de Pologne. Construit de 1952 à 1955 par une véritable armée d’ouvriers (3.500 au total, dont autant de Polonais que de Soviétiques) dirigée par l’équipe d’architectes soviétiques de Lew Rudniew, il se voulait le symbole éclatant de l’amitié polono-soviétique. Autant dire que cette incarnation du style dit « réaliste-socialiste » a longtemps eu un goût amer pour une population qui, après avoir souffert de la guerre, était lasse de subir l’occupation de l’Armée Rouge, qui lui laissait une souveraineté nationale fort limitée.

Depuis la fin de l’époque communiste, la rancoeur à l’égard du monument s’est nettement estompée, faisant place à une forme de sympathie volontiers moqueuse pour cette tour immense, au style soudainement devenu anachronique. La fameuse plaisanterie qui faisait du gardien du Palais l’habitant le plus heureux de la ville (« car il est le seul à ne pas le voir en ouvrant ses fenêtres le matin… ») est toujours aussi populaire, mais plus personne ne songe à parler de démolition.

 

La tour est incontournable, notamment par son activité économique : 123.000 m² de surface en tout, 3.200 logements et bureaux, 70 institutions (théatres, cinémas, musées) pour un total de 5.000 personnes employées dans ses murs. L’aspect artistique de l’édifice est désormais reconnu à sa juste valeur par ce classement au patrimoine, ce qui n’est que justice pour les nombreux peintres, sculpteurs, céramistes et décorateurs qui ont mis tous leurs talents au service d’une propagande dont ils ne partageaient pas forcément les idées. Cet aspect a certainement échappé aux principaux opposants au projet, notamment à l’ancien responsable local de PiS (droite conservatrice actuellement au pouvoir) qui a voulu s’immiscer dans le dossier en dehors de toute légalité, dans une optique idéologique. La raison l’a finalement emporté, on ne peut pas effacer aussi facilement un demi-siècle d’histoire : à travers cette reconnaissance du PkiN, la Pologne se réconcilie peut-être un peu davantage avec un passé récent qui reste tellement douloureux.

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Vendredi 2 février 2007

La célèbre firme américaine Microsoft et son emblématique fondateur Bill Gates ont lancé en début de semaine le nouveau système d'exploitation baptisé Windows Vista. Ce lancement s'est effectué, comme les précédents, à l'échelle mondiale et à grands renforts de communication : on avance ici et là le chiffre de 500 millions de dollars investis en marketing et publicité. Personne n'a pu échapper au matraquage, à moins, selon une expression assez convenue, d'avoir passé les dernières semaines sur un voilier ou dans un cloître reculé...

Cet évènement médiatique et commercial n'a pas non plus échappé aux habituels contrebandiers, pirates et filous opportunistes en tout genre. Précisément un type de population dont on retrouve depuis toujours de sympathiques spécimens dans les travées du Stade des Dix-Ans (Stadion Dziesięciolecia) de Varsovie. Ce stade, inauguré au moment du dizième anniversaire de la République Populaire, d'où son nom, ne sert pratiquement plus d'enceinte sportive depuis l'époque communiste. Situé sur la rive orientale de la Vistule, mais relativement proche du centre-ville, le Stade et ses environs sont recyclés en un immense bazar que les touristes connaissent généralement sous le sobriquet de "marché russe de Varsovie". Légère simplification car la foule considérable de petits vendeurs qui viennent chaque matin dès l'aube déballer leurs tréteaux sont plutôt ukrainiens et biélorusses, sans compter les nombreux commerçants vietnamiens et coréens.

Ce marché immense par sa taille est bien entendu le lieu de tous les trafics : ainsi, on a longtemps pu y acheter des armes sans trop de difficulté, à condition de pouvoir négocier en langue russe. Mais au delà de cet exemple, c'est le trafic de supports enregistrés qui entretient la réputation du Stade des Dix-Ans : DVD musicaux, films ou jeux vidéo y sont proposés à la vente dans des délais et à des tarif défiant toute concurrence. C'est ainsi que l'annonce en grande pompe de la sortie de Windows Vista a déclenché une franche hilarité dans les travées en début de semaine : en effet, le même programme était déjà disponible au Stade depuis la semaine précédente!

Les copies sont d'une qualité correcte, d'après les premiers témoignages : elles seraient directement issues de matrices perdues par la maison-mère ou plus vraisemblablement d'exemplaires égarés par des grossistes distraits (ou intéressés). Le parcours est ensuite le même que pour toute la production de supports enregistrés : une fois qu'une poignée d'originaux a pu être récupérée, de talentueux pirates viennent rapidement à bout des protections anti-copies et les expédient à des industriels qui les reproduisent à la chaîne. On retrouve ensuite les versions ainsi piratées à Moscou, puis dans les grandes métropoles de l'ex-Union Soviétique (Minsk, Kiev, Saint-Petersbourg) et enfin sur le fameux marché de Varsovie. Conscients du délit que constitue cette contrefaçon organisée, les vendeurs ne cachent toutefois pas leur satisfaction à l'idée qu'ils sont parmi les premiers au monde à pouvoir proposer un produit qui va bientôt inonder la planète. Les acheteurs aussi y trouvent leur compte : un prix divisé par dix par rapport aux commerces officiels est un argument de vente imparable. La démocratisation de l'informatique à la sauce slave en quelque sorte...

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Mercredi 31 janvier 2007

Le mouvement actuel d’émigration en provenance de Pologne et à destination des Iles Britanniques est d’une ampleur considérable (cf.L'Irlande chaque année un peu plus polonaise), certains observateurs allant même jusqu’à parler de plus grand mouvement migratoire intra-européen en temps de paix. Les candidats, jeunes pour la majorité d’entre eux, cherchent à travailler à l’Ouest du continent, même pour de courtes périodes, espérant ainsi améliorer leur niveau de vie. Ce phénomène, qui est par ailleurs lourd de conséquences sur l’économie polonaise (cf.Vers une pénurie de main d’œuvre en Pologne ?), ne pouvait pas échapper très longtemps à l’attention malveillante d’escrocs en tout genre, ravis de l’aubaine.

Récemment, les consulats polonais en Grande-Bretagne ont été submergés d’appels désespérés de compatriotes fraîchement arrivés dans le pays et immédiatement privés de tout moyen de subsistance. L’arnaque semble être le fait de bandes organisées, comme on l’apprend dans un article récent de Gazeta Wyborcza, qui a recueilli le témoignage d’une victime de 25 ans, Tomasz, originaire de Cracovie. Ce dernier a répondu à une petite annonce, parue dans la presse locale, reproduite par ailleurs à des centaines d’exemplaires un peu partout dans le pays. Cette annonce, signée de la filiale britannique du groupe Tesco, proposait du travail en Angleterre à des candidats polonais, sans critères de qualification professionnelle ou d’expérience et, plus surprenant encore, sans connaissance préalable de la langue anglaise.

Le jeune homme, comme tant d’autres, a appelé le numéro de téléphone (mobile bien entendu) mentionné dans l’annonce et a rapidement obtenu un rendez-vous. L’intermédiaire, qu’il a rencontré dans un lieu public, lui a confirmé son embauche sans plus de formalités et a alors expliqué que les seules dépenses à la charge des candidats à l’émigration étaient, outre le prix du voyage, une avance sur loyer de 240£ (environ 350 €). Le groupe Tesco mettant à disposition des appartements à ses nouvelles recrues venant de l’étranger, le jeune Polonais n’aurait plus à se soucier des questions d’hébergement pendant son séjour. La suite a été moins rose et une fois arrivé par avion en Angleterre, Tomasz a été conduit par des compatriotes devant l’immeuble soi-disant loué par la firme Tesco. Un des intermédiaires lui a alors proposé de faire les formalités à sa place (méconnaissance de la langue oblige) et a fait mine de rentrer dans le bâtiment par l’arrière, les 240£ en main, demandant à sa victime de patienter quelques minutes. Bien entendu, l’escroc n’est jamais revenu et Tomasz s’est retrouvé seul et sans argent dans un pays dont il ne parle pas la langue. L’immeuble en question n’était de surcroît habité par aucun employé de Tesco mais par des familles britanniques modestes, surprises de voir sonner à leur porte un jeune étranger visiblement désemparé.

Les polices des deux pays travaillent en étroite collaboration pour en savoir plus sur ce réseau de malfaiteurs qui profitent de la crédulité de jeunes chômeurs éblouis par les perspectives offertes par l’élargissement de l’Union Européenne. Le préjudice est également important pour les entreprises (comme Tesco dans le cas présent) que les escrocs utilisent comme appât dans les petites annonces de recrutement et qui doivent investir dans de coûteuses campagnes de presse pour démentir leur implication dans ces malversations. L’Office polonais des migrations devrait pour sa part intensifier l’information à destination des candidats au départ, leur rappelant notamment qu’ils ne doivent pas partir sans avoir préalablement signé un contrat en bonne et due forme et que la connaissance de l’anglais n’est pas une option facultative...

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Mardi 30 janvier 2007

Au vu de l’isolement diplomatique dans lequel le régime biélorusse s’est installé depuis quelques années, l’interview que le président Alexandre Loukachenko a récemment accordée au grand quotidien allemand Die Welt est un événement médiatique qui mérite d’être souligné. Interrogé par le politologue Alexander Rahr, par ailleurs biographe de Vladimir Poutine et fin connaisseur des pays de l’ex-Union Soviétique, le dirigeant biélorusse a bien entendu profité de la tribune qui lui était offerte.

On ne sera pas étonné d’apprendre que le président biélorusse réfute totalement l’étiquette de " dernier dictateur d’Europe " que la presse occidentale a pris l’habitude de lui attribuer depuis quelques années. Il affirme être victime d’un véritable malentendu quant à sa personne et la nature du pouvoir qu’il détient sans partage. Le journal allemand a d’ailleurs choisi comme titre de son interview la phrase suivante " L’opposition n’est en aucune manière interdite en Biélorussie ", prononcée en toute ingénuité par celui qui se définit dès la première phrase de l’entretien comme " le président le plus ouvert du monde ". L’autocrate biélorusse considère que les pays post-soviétiques ne sont pas mûrs pour un pluralisme à l’occidentale et considère que la reprise en main de son pays a été un bien et lui vaut aujourd’hui l’appui sincère de sa population, qui se méfierait en outre d’une opposition corrompue par l’étranger…

Au delà de ces affirmations, habituelles dans le discours de Loukachenko et que chacun pourra juger au vu des réalités de la Biélorussie (cf.Parodie d’élections en Biélorussie), il est toutefois fort intéressant de constater le net infléchissement du ton général de l’argumentation. En effet, la double crise énergétique avec le Kremlin est passée par là et la coloration plus ou moins sincèrement pro-russe des déclarations précédentes n’est plus vraiment d’actualité. Pour répondre à l’inévitable question sur la liberté de la presse, Loukachenko a bien sûr biaisé, mais d’une façon assez inhabituelle en interpellant directement son interlocuteur sur la situation de la presse indépendante en Russie. Il considère que dans ce pays, la situation n’est pas meilleure que chez lui : on ne saurait lui donner tort sur ce point (cf. rapport de Reporters sans Frontières), même si cela ne constitue bien sûr pas une réponse !

Fort justement, Alexander Rahr n’a pas manqué de souligner ce revirement de son interlocuteur en lui demandant si la récente crise avait rapproché la Biélorussie de l’Europe. Loukachenko a alors affirmé que son pays et le reste du continent avaient beaucoup de valeurs communes et que la coopération mutuelle deviendrait une évidence avec le temps. Lui qui a longtemps été présenté comme la marionnette du Kremlin (ce qui a peut-être été exact pendant une partie de l’ère Eltsine) se permet maintenant d’agiter l’épouvantail de l’impérialisme russe et se pose en défenseur de la sécurité européenne face à ce péril : selon lui, la Biélorussie et sa police efficace (et omniprésente) est devenue le meilleur garant des frontières orientales de l’Union Européenne…

 

par Wawrzek Lothringer publié dans : Biélorussie-Actualité
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Vendredi 26 janvier 2007

Un rapport remis récemment à la Fédération polonaise du Planning familial par des experts (sexologues et gynécologues essentiellement) dresse un constat accablant de l’accès à une contraception efficace dans le pays. Contrairement aux idées reçues, un pays membre de l’Union Européenne peut encore, en 2007, accuser un retard flagrant en ce domaine sur des pays de tradition musulmane tels que la Libye ou la Tunisie, cités dans le rapport. C’est le cas de la Pologne, où le sujet apparaît comme un véritable tabou, en particulier dans les zones rurales, comme on peut l’imaginer.

Le problème tient d’abord au prix élevé des pilules contraceptives (une dizaine d’euros en moyenne pour une boîte couvrant une période d’un mois), qui ne sont remboursées par la Sécurité sociale que lorsqu’elles ne sont pas uniquement contraceptives, mais servent en même temps à d’autres usages thérapeutiques (traitement hormonal contre l’acné par exemple). Ainsi, seuls quatre types de pilules sont délivrés sur ordonnance par des médecins bien souvent réticents, en raison des préjugés tenaces.

En effet, l’idée selon laquelle la contraception présenterait un risque pour la fertilité des femmes est largement répandue, et pas seulement parmi la frange la plus traditionaliste et la moins éduquée de la population : le Ministère de la Santé, depuis l’arrivée au pouvoir du parti PiS (Droit et Justice, droite conservatrice) des frères Kaczyński, diffuse une propagande effrénée sur le sujet. L’objectif affiché est pour le ministère de mettre en garde contre les dangers de la contraception par médicament, prônant à l’inverse un contrôle des naissances " naturel " plus conforme à son idéologie. Les femmes sont ainsi encouragées à suivre scrupuleusement leur cycle menstruel, pratiquer l’abstinence aux moments opportuns et à s’en remettre à la Divine Providence en cas de grossesse qui surviendrait malgré toute cette prévention rigoureuse...

On voit à travers cet exemple que la condition des femmes polonaises est loin d’être au niveau qu’on serait en droit d’attendre, au vu de la rapide modernisation du pays dans tant d’autres domaines. Le parti récemment créé (cf.Les Polonaises ont leur parti politique) trouve ici toute sa raison d’être et aura bien du travail pour faire un tant soit peu évoluer les mentalités et les pratiques. L’actuelle majorité gouvernementale constitue en tout cas un redoutable obstacle à une mise à niveau de la condition féminine par rapport au reste de l’Europe, tant les initiatives se multiplient dans un sens inverse. Tout récemment, le projet de loi PiS du député Marian Piłka (qui prône l’interdiction totale de toute diffusion de la pornographie sur le territoire polonais) illustre cet amalgame dangereux entre contraception et immoralité. Le parlementaire exige dans ce projet que soit portée sur tout contraceptif toléré à la vente dans le pays la mention " nuit à la santé "...

 

 

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Mercredi 24 janvier 2007

A l’automne 2006, le président biélorusse Alexandre Loukachenko avait été reçu en grande pompe par son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad en Téhéran (cf. Loukachenko en Iran). Les deux dirigeants, passablement isolés sur la scène internationale (ou tout du moins froissés avec les puissances occidentales), ont alors redoublé d’amabilités l’un envers l’autre et envoyé à l’Occident le signe fort d’une alliance qui pourrait se révéler redoutable. L’accolade des deux dirigeants " anti-impérialistes ", si elle n’a pas eu le retentissement médiatique qu’on aurait pu attendre, n’a bien entendu pas échappé aux diplomates occidentaux.

Ces derniers ne seront certainement pas rassurés par la nouvelle visite d’un haut dirigeant biélorusse à Téhéran lundi 22 janvier, d’autant moins qu’il s’agit cette fois du ministre de la Défense Léonid Maltsev. Ce dernier a répondu à l’invitation de son homologue Mustapha Mohamed Nadjar pour signer un important contrat de collaboration bilatérale. Cette fois, la rencontre dépasse comme on le voit le simple cadre de l’échange de courtoisie et concrétise ce qu’on avait pu prévoir suite au sommet précédent. Après la traditionnelle déclaration sur la "communauté de point de vue entre les deux pays" en préambule, les ministres de la Défense ont conjointement annoncé que l’accord signé prévoyait notamment un échange de délégations d’experts scientifiques et militaires. En point de mire de cette démarche, le programme nucléaire militaire iranien, que l’assistance des experts biélorusses pourrait contribuer à accélérer.

Ce rapprochement fait suite, d’une part au grave différend qui a opposé Minsk à Moscou sur la question énergétique (cf. Crise du gaz : Minsk jette l’éponge) et qui laisse la Biélorussie plus isolée que jamais, et d’autre part aux contacts diplomatiques de ces dernières semaines entre l’Iran et la Corée du Nord, autre pestiféré de la scène internationale. A ce tableau vient s’ajouter le président vénézuelien Hugo Chavez, récemment réélu et qui rêve tout haut de diriger "à vie" son pays qui est un riche exportateur de pétrole. Le discours bien connu de George W. Bush au sujet d'un "Axe du Mal" anti-occidental est peut-être en train de se concrétiser, avec une base bien solide aux portes de l'Union Européenne. Et pendant ce temps, la diplomatie européenne tâtonne, entre ostracisme stérile et démarche ambiguë comme cette visite inattendue de René Van der Linden, premier responsable européen en visite à Minsk depuis 1996, alors même que le régime biélorusse n'a pas fait le moindre effort de démocratisation, bien au contraire.

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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