Le constat commence doucement à se préciser et n’est peut-être pas aussi paradoxal qu’il en a l’air : certains secteurs économiques polonais vont bientôt être en manque de main d’œuvre alors que les chômeurs restent nombreux. Les
chiffres du chômage sont en baisse depuis la chute du régime communiste en 1989, avec une nette accéleration du mouvement depuis l’entrée du pays dans l’Union Européenne. Le taux est ainsi passé depuis 2003 de 20% à moins de 15% aujourd’hui, ce dernier chiffre étant sujet à contestation du fait de l’éventuelle inscription sur les listes de demandeurs d’emploi de travailleurs émigrés dans les Iles britanniques (cf. L'Irlande chaque année un peu plus polonaise).
A la fin de l’année 2006, le président Lech Kaczyński estimait ainsi qu’un million de chômeurs déclarés seraient dans le même temps employés à l’étranger. Ce chiffre est difficile à vérifier mais laisse planer un doute sérieux sur le niveau réel du chômage dans le pays. Dans le même temps, on sait de façon certaine que depuis 2005, c’est près de 2 millions de Polonais qui sont venus rejoindre en toute légalité leurs compatriotes qui travaillaient déjà dans l’Union Européenne. Les secteurs privilégiés sont entre autres le bâtiment et la production agricole, où les employeurs apprécient le très bon niveau de formation et la compétitivité des travailleurs polonais au regard des salaires proposés au pays.
Dans certaines régions, c’est une personne sur quatre en âge de travailler qui cède aux sirènes ouest-européennes alors que dans le même temps, les indicateurs de la production et de la consommation intérieures sont au vert. Faute de pouvoir retenir les travailleurs du cru, les patrons polonais comptent beaucoup à leur tour sur une main d’œuvre venue de l’étranger. En premier lieu, ce sont les nouveaux adhérents à l’Union Européenne qui sont considérés comme un fournisseur potentiel de main d’œuvre dans les secteurs cités plus haut. Mais Bulgares et Roumains peuvent désormais tenter eux aussi leur chance à l’Ouest du continent et ne sont que modérément intéressés par un travail en Pologne, malgré la différence de salaires avec ce qui se pratique chez eux. Le chantier naval de Gdańsk a ainsi contacté l’ambassade bulgare dès le début de l’année, à la recherche de 200 ouvriers spécialisés (soudeurs ou caristes essentiellement) : alors que le salaire proposé est de 3500 zlotys mensuels (près de 900 euros), soit plus du double de ce qu’un ouvrier bulgare peut espérer au pays, les candidats ne se pressent pas.
Il reste aux entrepreneurs à se tourner vers l’Ukraine, où les candidats devraient être plus nombreux, faute d’accord global entre l’Union Européenne avec ce vaste pays (près de 50 millions d’habitants). Les ouvriers ukrainiens devraient ainsi bientôt combler la pénurie constatée, en attendant que les salaires polonais deviennent suffisamment attractifs pour freiner l’exode vers l’Ouest. On se souvient qu’en 2005, les rancœurs euro-sceptiques à l’Ouest (et notamment en France) s’étaient cristallisées autour du désormais célèbre " plombier polonais " (cf.illustration ci-contre), un phénomène similaire, un peu plus à l’Est cette fois n’est pas à exclure. Le " plombier ukrainien " à l’assaut de la Pologne, c’est pour quand ?
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander

institutions européennes avaient protesté contre ces irrégularités. La victoire du sortant par 82% n’a été reconnue par aucune puissance étrangère, exception faite de la Russie, ce qui n’a que très modérément ému Alexandre Loukachenko. Celui-ci s’était alors permis d’ironiser sur le score de l’opposition, en reconnaissant devant des journalistes avoir trafiqué les résultats ... pour remonter le score de ses adversaires et leur éviter ainsi l'humiliation!
Elles soupçonnaient Sergueï M., 40 ans, de collecter des informations confidentielles concernant essentiellement les intérêts stratégiques de la Pologne. Détenu depuis dans une prison des environs de Vilnius, l’espion présumé devrait être extradé avant la fin-janvier comme le réclament les autorités polonaises depuis le début de l’affaire.
Varsovien d’une vingtaine d’années, Mirosław M., arrêté samedi en fin de journée. La police a ensuite confirmé que le jeune homme était effectivement interrogé au sujet d’une tentative d’empoisonnement sur la personne de Lech Kaczyński, Président de la République de Pologne.
hautes autorités de l'Etat (dont notamment le Président Lech Kaczyński), qu'il renonçait à cette charge prestigieuse. Le soutien que lui a alors manifesté l'écrasante majorité des fidèles présents a été si bruyant, et pas seulement à l'extérieur de l'édifice, qu'un chroniqueur a pu parler de " caverne de voleurs ", reprenant l'expression des Evangiles. L'ecclésiastique, pourtant convaincu de collaboration avec les services secrets à l'époque communiste, soutenu par des fidèles convaincus de sa bonne foi et qui accusent le Saint-Siège de l'avoir poussé à démissionner, l'image est troublante dans le pays le plus pieux du monde catholique.
tendance historique. Aujourd'hui l'île n'attire pas uniquement des dizaines de milliers de touristes, avides de folklore celtique et de grandes prairies vertes de cartes postales, mais également des travailleurs immigrés en très grand nombre. Depuis l'élargissement de l'Union Européenne aux pays de l'ex-Bloc de l'Est en 2004, c'est incontestablement la Pologne qui fournit le groupe le plus nombreux de migrants. 

