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Bienvenue sur le "Bazar Slave", site amateur d'information sur la Pologne et la Biélorussie... en VF et sans détours

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Vendredi 5 janvier 2007

Depuis un mois déjà, le scandale " Sexe contre emploi " au sein du parti Samoobrona (" Autodéfense ", parti populiste membre de la majorité gouvernementale) occupe une place importante dans les titres de la presse polonaise et dans les conversations partout dans le pays (cf. Le scandale du "droit de cuissage" prend de l'ampleur). Au moment où les filets de la justice semblent se resserrer inexorablement autour d’Andrzej Lepper, numéro un du parti et vice-Premier Ministre en charge de l’agriculture et de son fidèle collaborateur Stanisław Łyżwiński (au second plan sur la photo), le premier nommé se démène pour sauver ce qui lui reste de réputation.

Il a donc décidé de convoquer un congrès extraordinaire de Samoobrona au mois de juin prochain (!), ayant pour thème principal l’image du parti dans l’opinion publique et la stratégie à mener pour contrer ce qui est présenté comme une campagne de presse calomnieuse instrumentalisée à des fins politiques. Pourtant, on peut désormais difficilement parler de rumeur passagère quand les dossiers des juges chargés de l'affaire s'étoffent chaque semaine de nouveaux témoignages à charge. Il est maintenant acquis que le Procureur Général devrait mettre Stanisław Łyżwiński en examen dans les tous prochains jours, pour harcèlement sexuel voire pour viol. Ceci ne présume pas des poursuites à venir contre le ministre de l'Agriculture contre lequel une nouvelle ex-collaboratrice (le quatrième cas pris en considération par la justice à ce jour) vient de porter plainte pour harcèlement. En début de semaine, l'hebdomadaire Newsweek avait publié le témoignage d'une personne assurant avoir vu Andrzej Lepper, passablement ivre, maltraiter deux prostituées qui l'accompagnaient...

Plus que jamais, le contraste entre cette affaire sordide et un gouvernement qui se prévaut toujours d'un ordre moral rigoureux (mais bien théorique) est saisissant. Le silence des deux têtes de l'exécutif quant au maintien à un poste-clé du gouvernement d'un personnage aussi sulfureux est proprement insupportable. On voit là encore que la soif de conservation du pouvoir l'emporte sur toute autre considération, alors même que la fin de la coalition est réclamée par une majorité de citoyens. L'opposition est bien sûr dans son rôle lorsqu'elle réclame des élections anticipées - qu'elle aurait de grandes chances de remporter - mais on ne saurait lui donner complétement tort quand elle évoque l'image du pays à l'étranger. La réputation de la Pologne notamment en Occident est écornée par ces scandales à répétition, c'est la raison pour laquelle le vice-prédident de la Diète Bronisław Komorowski (PO, opposition de centre-droit), a décidé de passer à l'offensive et va déposer une motion de censure à l'encontre exclusive d'Andrzej Lepper. Combien de temps encore les jumeaux Kaczyński considéreront-ils ce dernier comme un allié plus utile que nuisible?

 

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Jeudi 4 janvier 2007

Les négociations entamées depuis plusieurs semaines entre le fournisseur russe Gazprom (en illustration le siège moscovite du groupe) et le gouvernement biélorusse (cf. Gazprom et le Kremlin veulent faire payer les Biélorusses et Ultimatum russe dans la crise du gaz) ont finalement abouti à un accord, deux minutes exactement avant l’heure limite fixée par contrat, soit le passage à l’an 2007, heure de Moscou. Les deux parties se sont finalement entendues in extremis sur la somme de 100$ pour 1000 m3 de gaz, soit à peine moins que l’offre présentée par les Russes il y a quelques jours comme étant celle de la " dernière chance", c’est à dire 105$.

Mais au delà de ces quelques dollars consentis généreusement en dernière minute par le président de Gazprom Alexeï Miller, cette somme signifie avant tout un doublement du prix de l’énergie pour la Biélorussie. Le premier ministre biélorusse Sergueï Sidorski qui menait en personne les négociations, pour marquer l’importance cruciale de l’événement, n’a d’ailleurs pas caché que cette augmentation de prix laissait présager des difficultés pour l’économie biélorusse. Dans le même temps, il a tenu à se donner le beau rôle face au géant russe qui ne jouit pas d’une très bonne image en Europe, notamment depuis le bras-de-fer de l’hiver dernier avec l’Ukraine qui avait été beaucoup plus tendu et était allé jusqu’à une interruption temporaire de l’approvisionnement. Sikorski a annoncé avoir accepté ce tarif " insupportable " par devoir, essentiellement vis-à-vis des Européens qu’il n’a pas voulu replonger dans une crise énergétique en plein hiver.

Cet altruisme de façade doit bien entendu être contre-balancé par quelques remarques : tout d’abord, on notera que les Biélorusses gardent, d’assez loin, le tarif le plus privilégié de tout l’ex-URSS (devant les 130$ de l’Ukraine, sans parler des quelques 200$ dont s’acquitte la Géorgie, pays dont les relations avec le Kremlin sont notoirement exécrables). Ensuite, les voisins proches de la Biélorussie tels que les républiques baltes ou la Pologne payent le prix du marché depuis toujours (230$) et leur économie s’y est très bien adaptée. Comme le notait la semaine dernière un éditorialiste de la Süddeutsche Zeitung, la Biélorussie était jusqu’alors le seul pays non producteur dans le monde qui pouvait se permettre de gaspiller l’énergie, ce privilège très discutable ne pouvait que cesser un jour ou l’autre.

Dans cette affaire, le régime de Loukachenko n’a pas fait plier Gazprom (cela aurait constitué, soyons honnêtes, une surprise de taille) mais n’a pas non plus totalement perdu la face, se posant en " victime de chantage " et montrant volontairement un visage de conciliation et de pragmatisme aux yeux des Européens. Le premier ministre a d’ailleurs évoqué ses " partenaires " européens, ce qui est un terme tout à fait inédit dans la bouche d’un haut dignitaire du régime d’Alexandre Loukachenko, mais certainement pas une expression qu’on aurait laissé s’échapper par hasard.

par Wawrzek Lothringer publié dans : Biélorussie-Actualité
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Lundi 1 janvier 2007

Une fois n’est pas coutume sur ce site, la première personne est de rigueur pour ce premier " article " de cette nouvelle année.

A toutes les personnes qui sont venues visiter le Bazar Slave en 2006 et à ceux et celles qui leur sont chers, j’adresse de tout cœur une excellente année 2007, santé de fer, satisfactions personnelles et réussite professionnelle ! Pour revenir un instant aux thèmes qui sont l’objet habituel de ces pages, je me permets d’associer à ces voeux les personnes, malheureusement nombreuses, qui de l’autre côté de l’Europe doivent affronter un hiver qui s’annonce rigoureux sur fond d’inévitable flambée des prix du gaz. Une épreuve de plus pour un peuple dont on connaît le parcours tumultueux et qu’on aimerait voir davantage mis en lumière de ce côté de l’Europe. C’est en tout cas, dans des proportions modestes bien entendu, une des raisons d’être de ce bloc-notes.

Je profite de l’occasion pour remercier tous les visiteurs qui ont eu la curiosité de venir s’informer sur le site depuis son ouverture le 3 novembre dernier. L’audience en hausse régulière depuis maintenant deux mois (le nombre de pages vues sur le site a passé le cap des 1000 la veille de Noël) et les petits mots toujours forts agréables reçus de votre part m’encouragent à faire vivre le Bazar Slave et à proposer un renouvellement continu de mes articles. Je vous invite bien sûr plus que jamais à me faire part de vos suggestions qui me permettront de faire évoluer le site : les commentaires sont les bienvenus car j’aimerais vraiment en savoir plus sur ceux et celles qui me font le plaisir de me lire…

Enfin, suite à des demandes qui me sont parvenues, je tiens à apporter quelques précisions au sujet des sources du site : les articles ne sont pas des traductions d’articles de la presse étrangère mais le fruit de mon humble composition. Les médias utilisés comme sources sont essentiellement des journaux consultables en ligne (complétés par de la presse papier que je m’empresse d’amasser à chaque voyage vers l’Est), évoquant en général des thèmes peu ou pas repris par les journaux francophones. Gazeta Wyborcza, Wprost, Newsweek Polska et Życie Warszawy sont mes principales sources polonaises (complétées quelquefois par le quotidien Rzeczpospolita, qui présente à mon sens l’inconvénient de proposer beaucoup de contenu payant). La presse polonaise évoque également largement l’actualité biélorusse, prenant en compte le point de vue de l’opposition, ce que fait moins la presse russe (je me tiens tout de même au courant des informations relayées par Kommersant, Izvestia, Argumenty i Fakty ou Gazeta.ru). Pour ce qui est de la presse biélorusse indépendante (avec le relatif obstacle de la langue que je maîtrise de façon plus hasardeuse que les deux précédentes), les journaux incontournables sont Nasha Niva (www.nn.by), le journal historique de l’intelligentsia du pays depuis 1906 et Narodnaïa Vola ( www.nv.by), ce dernier présentant pour ma part l’avantage d’être moins puriste et de publier aussi en russe.

Vous remerciant encore pour votre fidélité à ces pages, je vous renouvelle mes sincères vœux pour cette nouvelle année !

A très bientôt,

Amicalement,

W. Lothringer

 

 

 

par Wawrzek Lothringer publié dans : A propos du site
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Vendredi 29 décembre 2006

Les négociations menées depuis quelques semaines (cf. Gazprom et le Kremlin veulent faire payer les Biélorusses) entre la Biélorussie et le groupe russe Gazprom (et donc indirectement avec le Kremlin qui contrôle le géant gazier) ne connaissent pas de répit et risquent chaque jour un peu plus de mener une bonne partie de l’Europe dans une crise énergétique majeure. Jusqu’alors, la Biélorussie bénéficiait d’un tarif extrêmement favorable (46,68 $ pour 1000 m3) pour son approvisionnement en gaz, en échange de sa loyauté envers Moscou. Gazprom a décidé de remettre à niveau les prix à partir du 1er janvier prochain et a initialement annoncé une augmentation de 330% (!), portant le prix à 200 $ pour 1000 m3, ce qui correspond davantage aux tarifs pratiqués en Europe, mais constitue une charge phénoménale pour le budget biélorusse.

Actuellement, 20% du gaz à destination de l’Europe (et en particulier de l’Allemagne, de la Pologne et de l’Europe Centrale) transite par le gazoduc biélorusse géré par la société d’Etat Beltransgaz. Gazprom réclame 50% des actions de ce groupe en échange d’un effort tarifaire supplémentaire : les Russes sont prêts à baisser le prix jusqu’à 105 $ alors que le président Loukachenko refuse d’aller au delà de 75 $... sans céder de parts de Beltransgaz. La menace de voir le transit vers l’Europe ralentir est bien réelle, le gazier russe tente de rassurer ses clients mais met en garde contre les difficultés à venir prochainement.

Alors que cette crise n’est pas encore arrivée à son terme, on peut déjà se demander qui tire profit de cet épisode, sauf à considérer qu’il s’agit là d’un jeu perdant-perdant. Les observateurs européens sont assez partagés sur la question mais quelques constats s’imposent : l’heure est cruciale à la fois pour l’indépendance biélorusse, pour la pérennité du régime d’Alexandre Loukachenko et pour les relations Russie-Europe en général. Une chose est sûre, pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 1994, le président biélorusse est sur la même ligne politique que son opposition au sujet de l’indépendance vis-à-vis du grand frère russe. Le choix semble cornélien entre d’une part un renforcement définitif du régime si Gazprom renonce à ses prétentions et d’autre part une mise sous tutelle du pays si Loukachenko cède à la pression, ce qui pourrait entraîner à moyen terme un remplacement du président par un fantoche jugé plus fiable par le Kremlin.

Ces deux options ne sont pas satisfaisantes pour les Européens et notamment pas pour la Pologne, qui redoute plus que tout de voir la sphère d’influence russe s’étendre jusqu’à ses frontières. Plus que jamais, l’hypothèse d’une ouverture de négociations directes avec Alexandre Loukachenko (cf. Aleksandr Kwaśniewski veut relancer le dialogue avec Minsk) semble la plus réaliste, couleuvre certes bien amère à avaler, mais est-on prêt à assumer les conséquences d’un retour de flamme de l’impérialisme russe ?

par Wawrzek Lothringer publié dans : Biélorussie-Actualité
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Jeudi 28 décembre 2006

La circulaire du ministre de l’Education Roman Giertych (leader de la Ligue des Familles, LPR, droite nationaliste ultra-catholique) de la semaine dernière a fait l’effet d’une bombe dans le milieu éducatif (sur le même thème, cf. Tour de vis dans les écoles). Cette note de service, censée rester confidentielle mais rapidement diffusée via Internet, demande à tous les chefs d’établissement du pays de recenser pour le 8 janvier prochain au plus tard les jeunes filles enceintes parmi les élèves des lycées et des grandes sections de collèges. Il est demandé de tenir compte des données de l’année en cours ainsi que de l’année précédente.

L’information a été révélée par le grand quotidien Gazeta Wyborcza, dont la ligne éditoriale est notoirement hostile à la LPR et à ses prises de position réactionnaires. Il n’en a pas fallu davantage à Roman Giertych pour réagir immédiatement par voie de communiqué, dénonçant " une certaine presse " coupable de mentir continuellement à son égard et menaçant le Directeur de la rédaction du journal, le prestigieux essayiste Adam Michnik, d’un procès pour calomnie. Dans un même temps, et c’est hélas une habitude pour ce gouvernement qui multiplie les marches-arrière et les démentis, le ministre a tenté de justifier sa démarche. Il explique que le recueil de ces données vise en premier lieu à protéger les jeunes filles qui doivent bien souvent interrompre leur scolarité en cas de grossesse. Les élèves ainsi ciblées pourraient alors bénéficier d’aménagements de cours, de reports d’examens voire même d’aides financières.

Pourtant, au-delà du discours qui se veut rassurant, on peut craindre que ce recueil ne dérive vers une collecte d’informations à caractère privé et d’une aggravation de la situation, notamment psychologique, de ces jeunes filles. Comme le souligne Jolanta Szymanek-Deresz, députée SLD (opposition de gauche), on peut redouter que l’état de santé de ces jeunes filles ne vienne alimenter les inévitables rumeurs dans les lycées si les informations n’étaient pas soigneusement gardées secrètes. De plus, la parlementaire dénonce, comme de nombreux enseignants, l’inutilité de ces informations pour le Ministère de l’Education. En effet, s’il s’agit de protéger les jeunes filles et leur enfant, le problème est du ressort du Ministère de la Santé, qui dispose déjà de données exploitables, voire du Ministère des Affaires Sociales.

L’explication de la démarche de Roman Giertych est peut-être à chercher du côté du principal cheval de bataille de sa famille politique : la lutte contre l’avortement. En montrant qu’il veut tendre la main aux jeunes filles mises en difficulté sociale et psychologique par une grossesse non désirée, il tente maladroitement d’humaniser un discours radicalement farouche à l’IVG. On peut douter de la franchise de la démarche tant les solutions (notamment financières) sont floues voire inexistantes, d’autant plus que l’interdiction constitutionnelle de toute forme d’avortement même thérapeutique (cf. L'avortement interdit par la Constitution? ) est toujours à l’ordre du jour pour la LPR…

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Mardi 26 décembre 2006

Le projet a commencé à la mi-novembre par une lettre ouverte publiée par l'hebdomadaire Przekrój (Dość upokorzeń , "Assez d'humiliations") appelant les citoyens à se mobiliser pour défendre les droits des femmes en Pologne. L'auteur à succès Manuela Gretkowska, à l'initiative du projet, a reçu plus de 3000 signatures (dont un quart d'hommes, ce qu'elle considère comme une proportion très encourageante), ce qui lui a permis de déposer les statuts de son nouveau parti auprès des instances compétentes. La formation, sobrement appelée Partia Kobiet (le Parti des Femmes) a donc désormais une existence légale et pourra présenter des candidats aux prochaines échéances électorales.

Manuela Gretkowska est une personne célèbre en Pologne et compte bien faire bénéficier son parti de sa notoriété et de son accès aux médias. Elle revendique la neutralité de sa formation, "entre une gauche qui a trahi la cause des femmes et une droite qui a une idée bien particulière de leur place dans la société". Les thèmes qui seront défendus seront apolitiques dans la mesure du possible, pour ratisser large parmi l'électorat féminin (53% de la population en âge de voter) qui est aussi un des plus abstentionnistes, faute d'identification suffisante. Le Parti des Femmes ne se présente donc pas comme un parti classique mais bien comme un groupe de pression assumé en tant que tel, cherchant à faire progresser ses combats à travers des majorités de gauche ou de droite, selon les circonstances.

Après le dernier scandale en date dans la majorité de droite (cf. Le scandale du "droit de cuissage" prend de l'ampleur), on imagine que la nouvelle formation se positionne davantage aux côtés de l'actuelle opposition. Toutefois, Mme Gretkowska tient à sa neutralité même si elle reconnaît dans la presse que cette dernière affaire n'a fait que la renforcer dans sa conviction que la cause des femmes polonaises devait plus que jamais être défendue. Partant du constat que la Pologne occupe la 108ème place du classement mondial de l'avancée de la cause féminine (derrière de nombreux pays d'Afrique), la porte-parole du Parti des Femmes avance quelques revendications pouvant trouver écho dans chaque camp. Elle évoque ainsi la réévaluation du droit à la retraite, qui date de l'époque communiste, et qui prévoit un départ anticipé de 5 ans pour les femmes mais à des conditions financières très défavorables.

Le problème des pensions alimentaires non versées (et contre lesquelles les femmes concernées n'ont que peu de recours efficaces), des aides insuffisantes à la réinsertion professionnelle post-maternité ou le droit à des examens médicaux gratuits tels que la détection des cancers du sein et du col de l'utérus sont en tête de l'ébauche de programme du nouveau parti. On peut remarquer, et c'est une volonté assumée de Manuela Gretkowska, qu'il n'est pas fait mention de l'avortement ( cf. L'avortement interdit par la Constitution? ) pas plus que du droit des lesbiennes dans les questions abordées par le Parti des Femmes. En effet, ce dernier se méfie de l'étiquette "féministe" qui risquerait de nuire à son image et saboterait toutes ses autres revendications dans une Pologne où (comme dans tous les pays) les mentalités n'évolueront pas d'un simple claquement de doigts...

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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