Le projet récurrent d'une chaîne de télévision biélorusse affranchie de la tutelle gouvernementale est évoqué depuis de longs mois par la presse est-européenne, notamment en Pologne où les autorités sont très impliquées dans ce dossier.
On sait désormais que le nouveau média fera son apparition sur les ondes à partir de l'automne 2007 et sera accessible à tous les citoyens équipés d'une parabole. Les programmes de "Belsat" seront émis depuis la Pologne et seront accessibles depuis tout le territoire biélorusse.
Jusqu'alors, seule la presse internet bénéficie d'une véritable liberté de ton au pays du président Alexandre Loukachenko, épinglé par le dernier rapport de Reporters Sans Frontières, qui a classé sans surprises le pays au dernier rang européen. La presse écrite classique non-gouvernementale n'est disponible que de façon très aléatoire dans certains kiosques des grandes villes : des titres comme Nasha Niva ou Narodnaïa Vola disparaissent souvent pendant de longues semaines pour cause de harcèlement policier ou fiscal. Les buralistes biélorusses n'achètent pas ces titres à l'organisme officiel de distribution de la presse mais directement à des revendeurs discrets et en très petite quantité : la manchette de Narodnaïa Vola précise d'ailleurs toujours que la rédaction ne fixe pas de prix, le laissant à la discrétion des intermédiaires.
L'organe de propagande le plus efficace du régime est bien entendu la télévision publique, dont les bulletins d'information sont un modèle de discipline pro-gouvernementale. Le président de la République en est le principal intervenant, déclinant à volonté et sans contradiction ses thématiques favorites : complot de l'OTAN contre sa personne, réprimande régulière et souvent humiliante des ministres accusés d'inefficacité, propos ambigus sur la Russie, tantôt bourreau de la pauvre Biélorussie, tantôt "grand frère" bienveillant…
La présente initiative devrait toucher plus de 7% des citoyens, si on se réfère aux statistiques les plus fiables en matière d'équipement de la population en paraboles : un chiffre en forte augmentation si on se souvient qu'en 2003, seulement 1% de la population avait accès à cette technologie. Les téléspectateurs de Belsat auront accès à des programmes ayant trait aux questions de société, à la politique, à la culture : les responsables du projet tiennent à préciser qu'ils ne veulent pas proposer de propagande alternative à l'information officielle, mais promettent un média impartial et apolitique.
Les programmes seront exclusivement en langue biélorusse, mais les intervenants qui souhaiteront s'exprimer en russe pourront le faire librement, sans que leurs propos nécessitent de sous-titres : le russe est en effet une langue de communication très répandue, notamment en milieu urbain. Dans un premier temps, la chaîne diffusera pendant 15 heures par jour, avec au minimum trois journaux d'information en direct. Les autorités biélorusses n'auront certainement pas les moyens techniques de s'opposer en aucune manière à la diffusion de ce média indépendant, elles auront certainement à cœur de le décrédibiliser pour garder à tout prix leur mainmise sur l'opinion publique.
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lustration actuelle concernera tôt ou tard les survivants des Brigades Internationales qui sont venus combattre les Phalanges franquistes au cours de la guerre civile espagnole.
dissolution de l'Union Soviétique, cette date est l'occasion de manifestations placées sous le signe de l'indépendance du pays, qui est loin d'être un fait acquis en 2007. L'an passé, cette fête baptisée День Воли (jour de la Volonté ou de la Liberté selon les interprétations) coïncidait avec la vague de protestations sans précédent consécutive au scrutin présidentiel qui avait vu la reconduite au pouvoir d'Alexandre Loukachenko. Parmi les nombreuses interpellations survenues ce jour-là, on comptait entre autres un des protagonistes de l'élection, l'ex-ministre Alexandre Kazouline, toujours emprisonné à ce jour. (cf.
de 25.000 euros ainsi que le remboursement des frais judiciaires engagés à hauteur de 14.000 euros, pour non-respect de ses droits fondamentaux.
(IPN, Instytut Pamięci Narodowej) à Varsovie. Ainsi ce sont quelques 27.000 demandes de contrôles de déclarations qui sont parvenues dans ce service depuis dix ans. Une large proportion de ces cas n’est toujours pas traitée à ce jour par la vingtaine de fonctionnaires triés sur le volet mais visiblement recrutés en nombre largement insuffisant devant l’ampleur de la tâche. Or, la nouvelle loi de lustration qui est entrée en vigueur le 15 mars va faire augmenter de façon spectaculaire le nombre de demandes.
le Kremlin, les milieux d’affaire moscovites et un groupe de hauts fonctionnaires, tous réunis dans l’optique d’un renversement du régime. Toutefois et comme on pouvait le craindre, cet éventuel coup d’Etat n’aurait pas pour objectif de mettre la Biélorussie sur les rails du pluralisme démocratique, mais bien de l’inféoder à la Fédération russe à plus ou moins long terme. 

