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Mercredi 4 avril 2007

Le projet récurrent d'une chaîne de télévision biélorusse affranchie de la tutelle gouvernementale est évoqué depuis de longs mois par la presse est-européenne, notamment en Pologne où les autorités sont très impliquées dans ce dossier. On sait désormais que le nouveau média fera son apparition sur les ondes à partir de l'automne 2007 et sera accessible à tous les citoyens équipés d'une parabole. Les programmes de "Belsat" seront émis depuis la Pologne et seront accessibles depuis tout le territoire biélorusse.

Jusqu'alors, seule la presse internet bénéficie d'une véritable liberté de ton au pays du président Alexandre Loukachenko, épinglé par le dernier rapport de Reporters Sans Frontières, qui a classé sans surprises le pays au dernier rang européen. La presse écrite classique non-gouvernementale n'est disponible que de façon très aléatoire dans certains kiosques des grandes villes : des titres comme Nasha Niva ou Narodnaïa Vola disparaissent souvent pendant de longues semaines pour cause de harcèlement policier ou fiscal. Les buralistes biélorusses n'achètent pas ces titres à l'organisme officiel de distribution de la presse mais directement à des revendeurs discrets et en très petite quantité : la manchette de Narodnaïa Vola précise d'ailleurs toujours que la rédaction ne fixe pas de prix, le laissant à la discrétion des intermédiaires.

L'organe de propagande le plus efficace du régime est bien entendu la télévision publique, dont les bulletins d'information sont un modèle de discipline pro-gouvernementale. Le président de la République en est le principal intervenant, déclinant à volonté et sans contradiction ses thématiques favorites : complot de l'OTAN contre sa personne, réprimande régulière et souvent humiliante des ministres accusés d'inefficacité, propos ambigus sur la Russie, tantôt bourreau de la pauvre Biélorussie, tantôt "grand frère" bienveillant…

La présente initiative devrait toucher plus de 7% des citoyens, si on se réfère aux statistiques les plus fiables en matière d'équipement de la population en paraboles : un chiffre en forte augmentation si on se souvient qu'en 2003, seulement 1% de la population avait accès à cette technologie. Les téléspectateurs de Belsat auront accès à des programmes ayant trait aux questions de société, à la politique, à la culture : les responsables du projet tiennent à préciser qu'ils ne veulent pas proposer de propagande alternative à l'information officielle, mais promettent un média impartial et apolitique.

Les programmes seront exclusivement en langue biélorusse, mais les intervenants qui souhaiteront s'exprimer en russe pourront le faire librement, sans que leurs propos nécessitent de sous-titres : le russe est en effet une langue de communication très répandue, notamment en milieu urbain. Dans un premier temps, la chaîne diffusera pendant 15 heures par jour, avec au minimum trois journaux d'information en direct. Les autorités biélorusses n'auront certainement pas les moyens techniques de s'opposer en aucune manière à la diffusion de ce média indépendant, elles auront certainement à cœur de le décrédibiliser pour garder à tout prix leur mainmise sur l'opinion publique.

 

par Wawrzek Lothringer publié dans : Biélorussie-Actualité
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Jeudi 29 mars 2007

 

Alors que la Pologne connaît depuis le 15 mars dernier, date d'application de la nouvelle loi de lustration (cf. la "lustration" passe à la vitesse supérieure), un climat de protestation et de polémiques qui prend de l'ampleur, la question prend une tournure internationale. Le Sénat espagnol vient d'adopter à la quasi-unanimité une résolution très offensive appelant son gouvernement à s'ingérer dans cette affaire, relevant pourtant de la Loi polonaise. En effet, les parlementaires ibériques considèrent que la lustration actuelle concernera tôt ou tard les survivants des Brigades Internationales qui sont venus combattre les Phalanges franquistes au cours de la guerre civile espagnole.

Ces anciens combattants étaient majoritairement d'obédience communiste et avaient pu rentrer au pays après la Seconde Guerre Mondiale, où le régime stalinien les avait accueillis en héros de la cause internationaliste. Certains avaient obtenu des postes importants dans l'appareil d'Etat du fait de leurs états de service en Espagne. Or, la lustration vise précisément à faire la lumière sur le comportement passé des Polonais vis-à-vis du régime, faisant fi d'éventuels faits d'armes antérieurs : les derniers Brigadistes sont donc autant concernés que tout autre citoyen né avant 1972.

Une loi votée en Espagne en 1996 garantit une protection voire la naturalisation à toute personne convaincue de participation à ces Brigades Internationales pour combattre le franquisme (en illustration ci-contre la médaille officielle remise aux Brigadistes). La déclaration des sénateurs invoque explicitement cette dernière possibilité au cas où les derniers survivants, dont on estime qu'ils seraient encore 25 à résider en Pologne, se verraient supprimer leur droit à la retraite pour avoir collaboré avec les services secrets de la République Populaire. La polémique est vive entre d'une part la presse espagnole qui soutient ardemment l'initiative de ses parlementaires, et d'autre part les éditorialistes polonais proches du gouvernement, qui affirment que les Espagnols font un amalgame historique déraisonnable. Leur argument consiste à faire la part des choses, entre une période héroïque (les années 30) et une période de collaboration (l'après guerre), la première n'excusant en rien la seconde.

A l'heure où la fronde anti-lustration s'organise et se renforce, notamment dans le milieu universitaire, le gouvernement polonais ne commente pas pour l'instant cette intervention d'un pays étranger, ce qui pourrait avoir pour effet d'accentuer ses difficultés actuelles. Déjà critiqué de toutes parts pour ses nombreuses déclarations polémiques sur la scène continentale, le gouvernement polonais se passerait bien d'une nouvelle brouille avec un de ses principaux partenaires européens.

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Lundi 26 mars 2007

En marge de la célébration des 50 ans du Traité de Rome par les 27 membres de l'Union Européenne, ce dimanche 25 mars marquait aussi l'anniversaire de l'éphémère première République Biélorusse indépendante, proclamée en 1918. Chaque année depuis la dissolution de l'Union Soviétique, cette date est l'occasion de manifestations placées sous le signe de l'indépendance du pays, qui est loin d'être un fait acquis en 2007. L'an passé, cette fête baptisée День Воли (jour de la Volonté ou de la Liberté selon les interprétations) coïncidait avec la vague de protestations sans précédent consécutive au scrutin présidentiel qui avait vu la reconduite au pouvoir d'Alexandre Loukachenko. Parmi les nombreuses interpellations survenues ce jour-là, on comptait entre autres un des protagonistes de l'élection, l'ex-ministre Alexandre Kazouline, toujours emprisonné à ce jour. (cf.Kazouline reprend des forces mais reste en prison)

Cette année, l'opposition avait décidé de préparer cet événement à l'avance, en tentant une stratégie inédite jusque là : la main tendue vers le pouvoir (cf. appel à l’unité du pays dans les rues de Minsk). Un appel à l'unité nationale qui est tout à fait dans la ligne du leader de l'opposition Alexandre Milinkievitch et qui intervient dans un contexte d'extrême tension entre le régime de Minsk et son principal soutien historique, la Russie. Ces circonstances apparemment idéales, ajoutées aux timides déclarations de Loukachenko à destination de ses "partenaires" européens pouvaient laisser envisager une issue favorable à cette initiative.

Or, le pouvoir central biélorusse a une nouvelle fois répondu par la répression à ceux qui n'ont pas voulu contester sa légitimité, mais simplement osé lui adresser la parole… Dès le milieu de la matinée, la police avait massivement investi les principales artères de la capitale, interdisant l'accès à l'emblématique Place d'Octobre, théatre il y a un an du camp de tentes dressé pour protester pacifiquement contre les résultats de l'élection présidentielle. Cette fois, la colonne de manifestants a du rebrousser chemin mais est restée groupée (de 5.000 à 10.000 participants selon les estimations) et a pu écouter les dirigeants de l'opposition, amers devant ce refus du dialogue des autorités.

Quelques députés européens, la plupart des consuls en poste à Minsk ainsi que Vladimir Ryzhkov, député de la Douma russe, ont eu le temps d'écouter les discours avant que les forces spéciales ne "pacifient" l'attroupement avec la brutalité dont elles sont coutumières : une violence démesurée, nullement freinée par la présence de ces personnalités étrangères. Au total, l'opposition estime que plus de quarante personnes ont été arrêtées dans la seule capitale (d'autres manifestations importantes ont été organisées en province). Ce chiffre ne tient compte ni des interpellations préventives menées depuis quelques jours par les forces spéciales, ni des nombreux citoyens empêchés de se rendre à la manifestation par des moyens détournés : interruption des lignes ferroviaires vers Minsk, multiplication des contrôles routiers…

Ce 25 mars, comme on pouvait le craindre, ne marquera donc pas l'amorce d'une détente du régime de Loukachenko dans l'intérêt supérieur de la Nation. Au contraire, Alexandre Milinkievitch et son épouse ont été frappés par la police, le prix Sakharov 2006 chutant même au sol sous les coups des forces de l'ordre. On ne peut une nouvelle fois que déplorer le silence assourdissant des médias européens (à l'exception de la presse polonaise) devant cette crispation du régime face à son opposition démocratique. L'esprit du Traité de Rome avait une fois encore oublié de souffler sur Minsk en ce beau dimanche de printemps…

par Wawrzek Lothringer publié dans : Biélorussie-Actualité
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Mercredi 21 mars 2007

La décision rendue par le Tribunal de Strasbourg suite à la plainte déposée par Alicia Tysiąc, citoyenne polonaise, contre les autorités de son pays est déjà perçue comme une reconnaissance historique par les défenseurs de la cause féminine, en particulier dans le dossier épineux du droit à l’avortement. La plaignante a obtenu un dédommagement de 25.000 euros ainsi que le remboursement des frais judiciaires engagés à hauteur de 14.000 euros, pour non-respect de ses droits fondamentaux.

En 2000, Alicia Tysiąc, déjà mère de deux enfants, a appris qu'elle en attendait un troisième : or, la grossesse puis l'éventuel accouchement présentaient un risque majeur pour sa santé car cette personne souffre d'une myopie très sevère. De plus, ses deux premiers enfants étant venus au monde par la technique de la césarienne, une troisième opération de ce type augmenterait les risques pour la mère. Un ophtalmologue a constaté ce risque de dégradation et aurait pu prescrire dans ces conditions un avortement pour motifs thérapeutiques, ce qu'il a refusé de faire. Devant le manque de coopération des praticiens rencontrés, Alicia Tysiąc n'a pas pu interrompre cette grossesse dans les délais et a mis au monde une petite fille dans des conditions très difficiles.

Suite à cette naissance et comme on pouvait le craindre, l'acuité visuelle de la mère s'est dégradée à tel point qu'elle est aujourd'hui classée dans la première catégorie d'invalidité, incapable de travailler dans un emploi non-réservé aux handicapés. Par ailleurs, la fatigue liée à l'éducation de ses trois enfants sans une aide extérieure pourrait la rendre totalement aveugle à moyen terme. La décision de la Cour Européenne reconnaît donc que les autorités médicales polonaises sont responsables de l'état de santé de cette personne, sans toutefois inférer dans le droit national en la matière.

En effet, la décision judiciaire, si elle a une forte connotation symbolique, n'en est pas moins prudente : les notions de non-assistance à personne en danger ou de traitements dégradants n'ont pas été retenus. En revanche, la Cour a retenu la notion de non-respect de la vie privée de la personne (art.8 de la Convention des Droits de l'Homme), considérant que cette interruption de grossesse ne relevait pas de la sphère publique car il n'y avait rien dans la loi qui pouvait s'y opposer.

Comme on le sait, le droit polonais en la matière est très restrictif (cf. par ailleurs Les Polonaises ont leur parti politique et L'avortement interdit par la Constitution?) mais en l'espèce, les motifs médicaux ont semblé évidents aux juges communautaires. Ces derniers ne remettent pas en cause la législation du pays, mais ont imposé la mise en place rapide de juridictions exceptionnelles chargées de statuer sur les cas de refus d'avortement thérapeutique. Habituellement, les médecins préféraient gagner du temps en faisant jouer leur clause de conscience et en se transmettant les patientes entre confrères jusqu'à expiration des délais légaux. Désormais, le Ministère de la Santé, qui n'a pas encore commenté cette décision, devra prendre ses responsabilités et appliquer les quelques droits que la loi polonaise consent à reconnaître à ses citoyennes.

 

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Mardi 20 mars 2007

Seize ans après la transition du régime communiste vers le pluralisme démocratique, la Pologne est plus que jamais hantée par un passé bien encombrant. Sous l’impulsion des frères Kaczyński qui en ont fait leur cheval de bataille, à défaut de mettre en œuvre les mesures concrètes dont le pays aurait besoin, l’opération d’épuration générale entre dans une nouvelle phase. Cette politique appelée la " lustration ", terme qui renvoit clairement à une notion quasi-religieuse de purification, faisait déjà l’objet d’une loi promulguée il y a une dizaine d’années. Celle-ci obligeait tous les responsables politiques, les hauts fonctionnaires et les candidats aux élections à produire une déclaration sur l’honneur attestant de leur non-collaboration avec les Services Secrets (SB) de la République Populaire.

Par la suite, cette déclaration était transmise pour vérification à des personnes habilitées à consulter les kilomètres de rayonnages d’archives de la police communiste, conservées par l’Institut de la Mémoire Nationale (IPN, Instytut Pamięci Narodowej) à Varsovie. Ainsi ce sont quelques 27.000 demandes de contrôles de déclarations qui sont parvenues dans ce service depuis dix ans. Une large proportion de ces cas n’est toujours pas traitée à ce jour par la vingtaine de fonctionnaires triés sur le volet mais visiblement recrutés en nombre largement insuffisant devant l’ampleur de la tâche. Or, la nouvelle loi de lustration qui est entrée en vigueur le 15 mars va faire augmenter de façon spectaculaire le nombre de demandes.

En effet, ce sont maintenant les journalistes, les enseignants, les notaires, les avocats ainsi que l’ensemble des fonctionnaires du ministère des Affaires Etrangères qui doivent se confesser sur leur passé. Tous les citoyens nés avant le 1er août 1972 sont concernés, la période d’investigation court du 22 juillet 1944 au 31 juillet 1990 : le nombre de dossiers à consulter est considérable, on l’estime de 400.000 à 700.000. Dans le même temps, l’équipe actuelle de documentalistes passera à une centaine de personnes seulement : la tâche se veut solennelle et fondamentale mais les moyens administratifs ne sont pas à la hauteur.

Au delà de ces aspects purement pratiques, qui pourraient voir retomber comme un soufflé une opération dont le succès est le dernier espoir pour un pouvoir central en perte de vitesse, de graves questions déontologiques se posent. De nombreux citoyens considèrent que la première loi de lustration était suffisante et que l’examen du passé d’une part si importante de la population n’aura pas d’effets positifs sur la société. Seize ans après le communisme, le pays a fait du chemin et hormis les cas emblématiques de dignitaires responsables d’actes graves (cf.Célébration du 25ème anniversaire de la loi martiale), nombreux sont ceux qui souhaitent tourner la page. Les cas de refus, notamment parmi les enseignants déjà ulcérés par leur ministre de tutelle (cf.Atteinte à la vie privée dans les établissements scolaires?) risquent d’être nombreux et rapidement ingérables.

Mais depuis le scandale Wielgus (cf.L'affaire Wielgus embarrasse l'Eglise et bouleverse les fidèles), l’électorat le plus conservateur réclame fortement au gouvernement qu’il aille au bout de sa démarche de décommunisation, quitte à rompre avec la logique de la table ronde de 1989, qui avait préféré la transition douce. La lustration sert aussi de prétexte aux Kaczyński pour asseoir leur mainmise sur les médias publics : le directeur de Radio Pologne, nommé par le Premier Ministre, s’est distingué par son zèle, devançant l’appel dans ses services. Le jour de la mise en application de la loi, une vingtaine de journalistes de la station publique avaient déjà été licenciés pour avoir refusé de faire leur déclaration à l’IPN

 

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Vendredi 16 mars 2007

Les principaux titres de la presse biélorusse (indépendante comme gouvernementale) ont reçu il y a quelques jours un courrier électronique les informant que la menace d’un coup d’Etat contre le président Loukachenko était prise très au sérieux par ce dernier et son entourage. Ce message est signé d’un collectif de personnes qui se réclament du Comité pour la Sûreté de l’Etat de Biélorussie (KGB en abrégé, comme à l’époque soviétique, ce qui est une spécificité biélorusse) et se proclament "patriotes".

Ce groupe s’était déjà fait connaître l’an dernier en rendant publique, selon les mêmes modalités, les véritables résultats du scrutin présidentiel très controversé de mars 2006. A l’époque, les auteurs du communiqué affirmaient, preuves à l’appui, que le Président aurait tout de même obtenu une courte majorité absolue (52% au lieu des 82% officiels) s’il n’avait pas eu recours à quelques menus ajustements... Ce communiqué contenait suffisamment d’indices pour être considéré comme sérieux par les spécialistes du renseignement interrogés par la presse. Cette fois encore, il ne fait pas de doute que les auteurs du communiqué ont des sources très fiables dans les plus hautes sphères de l’appareil d’Etat.

Le message fait état d’une réunion dans le bureau présidentiel le 6 février dernier, au cours de laquelle Alexandre Loukachenko aurait totalement perdu la maîtrise de ses nerfs après avoir été informé d’un rapport alarmant de ses informateurs à Moscou. Ces derniers l’auraient mis en garde contre d’inquiétantes convergences d’intérêt entre le Kremlin, les milieux d’affaire moscovites et un groupe de hauts fonctionnaires, tous réunis dans l’optique d’un renversement du régime. Toutefois et comme on pouvait le craindre, cet éventuel coup d’Etat n’aurait pas pour objectif de mettre la Biélorussie sur les rails du pluralisme démocratique, mais bien de l’inféoder à la Fédération russe à plus ou moins long terme.

Considéré depuis déjà plusieurs mois comme "l’homme de Moscou" au sein de l’opposition (cf.Biélorussie : l'opposition se désunit à nouveau), le communiste Sergueï Kaliakine a commenté avec prudence ces informations, se contentant d’attendre les commentaires officiels du gouvernement pour se prononcer. Cité par le communiqué après avoir été décrit par la presse russe comme le seul candidat à la succession de Loukachenko qui pourrait bénéficier du soutien actif du Kremlin, Kaliakine pourrait être le grand bénéficiaire d’un éventuel putsch téléguidé depuis Moscou. Une perspective diamétralement opposée à l’initiative des autres tendances de l’opposition démocratique qui se rassemblent autour du principe d’indépendance du pays, avec en point d’orgue le Jour de l’Unité Biélorusse du 25 mars prochain (cf. appel à l’unité du pays dans les rues de Minsk).

par Wawrzek Lothringer publié dans : Biélorussie-Actualité
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