Mercredi 31 janvier 2007

Le mouvement actuel d’émigration en provenance de Pologne et à destination des Iles Britanniques est d’une ampleur considérable (cf.L'Irlande chaque année un peu plus polonaise), certains observateurs allant même jusqu’à parler de plus grand mouvement migratoire intra-européen en temps de paix. Les candidats, jeunes pour la majorité d’entre eux, cherchent à travailler à l’Ouest du continent, même pour de courtes périodes, espérant ainsi améliorer leur niveau de vie. Ce phénomène, qui est par ailleurs lourd de conséquences sur l’économie polonaise (cf.Vers une pénurie de main d’œuvre en Pologne ?), ne pouvait pas échapper très longtemps à l’attention malveillante d’escrocs en tout genre, ravis de l’aubaine.

Récemment, les consulats polonais en Grande-Bretagne ont été submergés d’appels désespérés de compatriotes fraîchement arrivés dans le pays et immédiatement privés de tout moyen de subsistance. L’arnaque semble être le fait de bandes organisées, comme on l’apprend dans un article récent de Gazeta Wyborcza, qui a recueilli le témoignage d’une victime de 25 ans, Tomasz, originaire de Cracovie. Ce dernier a répondu à une petite annonce, parue dans la presse locale, reproduite par ailleurs à des centaines d’exemplaires un peu partout dans le pays. Cette annonce, signée de la filiale britannique du groupe Tesco, proposait du travail en Angleterre à des candidats polonais, sans critères de qualification professionnelle ou d’expérience et, plus surprenant encore, sans connaissance préalable de la langue anglaise.

Le jeune homme, comme tant d’autres, a appelé le numéro de téléphone (mobile bien entendu) mentionné dans l’annonce et a rapidement obtenu un rendez-vous. L’intermédiaire, qu’il a rencontré dans un lieu public, lui a confirmé son embauche sans plus de formalités et a alors expliqué que les seules dépenses à la charge des candidats à l’émigration étaient, outre le prix du voyage, une avance sur loyer de 240£ (environ 350 €). Le groupe Tesco mettant à disposition des appartements à ses nouvelles recrues venant de l’étranger, le jeune Polonais n’aurait plus à se soucier des questions d’hébergement pendant son séjour. La suite a été moins rose et une fois arrivé par avion en Angleterre, Tomasz a été conduit par des compatriotes devant l’immeuble soi-disant loué par la firme Tesco. Un des intermédiaires lui a alors proposé de faire les formalités à sa place (méconnaissance de la langue oblige) et a fait mine de rentrer dans le bâtiment par l’arrière, les 240£ en main, demandant à sa victime de patienter quelques minutes. Bien entendu, l’escroc n’est jamais revenu et Tomasz s’est retrouvé seul et sans argent dans un pays dont il ne parle pas la langue. L’immeuble en question n’était de surcroît habité par aucun employé de Tesco mais par des familles britanniques modestes, surprises de voir sonner à leur porte un jeune étranger visiblement désemparé.

Les polices des deux pays travaillent en étroite collaboration pour en savoir plus sur ce réseau de malfaiteurs qui profitent de la crédulité de jeunes chômeurs éblouis par les perspectives offertes par l’élargissement de l’Union Européenne. Le préjudice est également important pour les entreprises (comme Tesco dans le cas présent) que les escrocs utilisent comme appât dans les petites annonces de recrutement et qui doivent investir dans de coûteuses campagnes de presse pour démentir leur implication dans ces malversations. L’Office polonais des migrations devrait pour sa part intensifier l’information à destination des candidats au départ, leur rappelant notamment qu’ils ne doivent pas partir sans avoir préalablement signé un contrat en bonne et due forme et que la connaissance de l’anglais n’est pas une option facultative...

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Mardi 30 janvier 2007

Au vu de l’isolement diplomatique dans lequel le régime biélorusse s’est installé depuis quelques années, l’interview que le président Alexandre Loukachenko a récemment accordée au grand quotidien allemand Die Welt est un événement médiatique qui mérite d’être souligné. Interrogé par le politologue Alexander Rahr, par ailleurs biographe de Vladimir Poutine et fin connaisseur des pays de l’ex-Union Soviétique, le dirigeant biélorusse a bien entendu profité de la tribune qui lui était offerte.

On ne sera pas étonné d’apprendre que le président biélorusse réfute totalement l’étiquette de " dernier dictateur d’Europe " que la presse occidentale a pris l’habitude de lui attribuer depuis quelques années. Il affirme être victime d’un véritable malentendu quant à sa personne et la nature du pouvoir qu’il détient sans partage. Le journal allemand a d’ailleurs choisi comme titre de son interview la phrase suivante " L’opposition n’est en aucune manière interdite en Biélorussie ", prononcée en toute ingénuité par celui qui se définit dès la première phrase de l’entretien comme " le président le plus ouvert du monde ". L’autocrate biélorusse considère que les pays post-soviétiques ne sont pas mûrs pour un pluralisme à l’occidentale et considère que la reprise en main de son pays a été un bien et lui vaut aujourd’hui l’appui sincère de sa population, qui se méfierait en outre d’une opposition corrompue par l’étranger…

Au delà de ces affirmations, habituelles dans le discours de Loukachenko et que chacun pourra juger au vu des réalités de la Biélorussie (cf.Parodie d’élections en Biélorussie), il est toutefois fort intéressant de constater le net infléchissement du ton général de l’argumentation. En effet, la double crise énergétique avec le Kremlin est passée par là et la coloration plus ou moins sincèrement pro-russe des déclarations précédentes n’est plus vraiment d’actualité. Pour répondre à l’inévitable question sur la liberté de la presse, Loukachenko a bien sûr biaisé, mais d’une façon assez inhabituelle en interpellant directement son interlocuteur sur la situation de la presse indépendante en Russie. Il considère que dans ce pays, la situation n’est pas meilleure que chez lui : on ne saurait lui donner tort sur ce point (cf. rapport de Reporters sans Frontières), même si cela ne constitue bien sûr pas une réponse !

Fort justement, Alexander Rahr n’a pas manqué de souligner ce revirement de son interlocuteur en lui demandant si la récente crise avait rapproché la Biélorussie de l’Europe. Loukachenko a alors affirmé que son pays et le reste du continent avaient beaucoup de valeurs communes et que la coopération mutuelle deviendrait une évidence avec le temps. Lui qui a longtemps été présenté comme la marionnette du Kremlin (ce qui a peut-être été exact pendant une partie de l’ère Eltsine) se permet maintenant d’agiter l’épouvantail de l’impérialisme russe et se pose en défenseur de la sécurité européenne face à ce péril : selon lui, la Biélorussie et sa police efficace (et omniprésente) est devenue le meilleur garant des frontières orientales de l’Union Européenne…

 

par Wawrzek Lothringer publié dans : Biélorussie-Actualité
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Vendredi 26 janvier 2007

Un rapport remis récemment à la Fédération polonaise du Planning familial par des experts (sexologues et gynécologues essentiellement) dresse un constat accablant de l’accès à une contraception efficace dans le pays. Contrairement aux idées reçues, un pays membre de l’Union Européenne peut encore, en 2007, accuser un retard flagrant en ce domaine sur des pays de tradition musulmane tels que la Libye ou la Tunisie, cités dans le rapport. C’est le cas de la Pologne, où le sujet apparaît comme un véritable tabou, en particulier dans les zones rurales, comme on peut l’imaginer.

Le problème tient d’abord au prix élevé des pilules contraceptives (une dizaine d’euros en moyenne pour une boîte couvrant une période d’un mois), qui ne sont remboursées par la Sécurité sociale que lorsqu’elles ne sont pas uniquement contraceptives, mais servent en même temps à d’autres usages thérapeutiques (traitement hormonal contre l’acné par exemple). Ainsi, seuls quatre types de pilules sont délivrés sur ordonnance par des médecins bien souvent réticents, en raison des préjugés tenaces.

En effet, l’idée selon laquelle la contraception présenterait un risque pour la fertilité des femmes est largement répandue, et pas seulement parmi la frange la plus traditionaliste et la moins éduquée de la population : le Ministère de la Santé, depuis l’arrivée au pouvoir du parti PiS (Droit et Justice, droite conservatrice) des frères Kaczyński, diffuse une propagande effrénée sur le sujet. L’objectif affiché est pour le ministère de mettre en garde contre les dangers de la contraception par médicament, prônant à l’inverse un contrôle des naissances " naturel " plus conforme à son idéologie. Les femmes sont ainsi encouragées à suivre scrupuleusement leur cycle menstruel, pratiquer l’abstinence aux moments opportuns et à s’en remettre à la Divine Providence en cas de grossesse qui surviendrait malgré toute cette prévention rigoureuse...

On voit à travers cet exemple que la condition des femmes polonaises est loin d’être au niveau qu’on serait en droit d’attendre, au vu de la rapide modernisation du pays dans tant d’autres domaines. Le parti récemment créé (cf.Les Polonaises ont leur parti politique) trouve ici toute sa raison d’être et aura bien du travail pour faire un tant soit peu évoluer les mentalités et les pratiques. L’actuelle majorité gouvernementale constitue en tout cas un redoutable obstacle à une mise à niveau de la condition féminine par rapport au reste de l’Europe, tant les initiatives se multiplient dans un sens inverse. Tout récemment, le projet de loi PiS du député Marian Piłka (qui prône l’interdiction totale de toute diffusion de la pornographie sur le territoire polonais) illustre cet amalgame dangereux entre contraception et immoralité. Le parlementaire exige dans ce projet que soit portée sur tout contraceptif toléré à la vente dans le pays la mention " nuit à la santé "...

 

 

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Mercredi 24 janvier 2007

A l’automne 2006, le président biélorusse Alexandre Loukachenko avait été reçu en grande pompe par son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad en Téhéran (cf. Loukachenko en Iran). Les deux dirigeants, passablement isolés sur la scène internationale (ou tout du moins froissés avec les puissances occidentales), ont alors redoublé d’amabilités l’un envers l’autre et envoyé à l’Occident le signe fort d’une alliance qui pourrait se révéler redoutable. L’accolade des deux dirigeants " anti-impérialistes ", si elle n’a pas eu le retentissement médiatique qu’on aurait pu attendre, n’a bien entendu pas échappé aux diplomates occidentaux.

Ces derniers ne seront certainement pas rassurés par la nouvelle visite d’un haut dirigeant biélorusse à Téhéran lundi 22 janvier, d’autant moins qu’il s’agit cette fois du ministre de la Défense Léonid Maltsev. Ce dernier a répondu à l’invitation de son homologue Mustapha Mohamed Nadjar pour signer un important contrat de collaboration bilatérale. Cette fois, la rencontre dépasse comme on le voit le simple cadre de l’échange de courtoisie et concrétise ce qu’on avait pu prévoir suite au sommet précédent. Après la traditionnelle déclaration sur la "communauté de point de vue entre les deux pays" en préambule, les ministres de la Défense ont conjointement annoncé que l’accord signé prévoyait notamment un échange de délégations d’experts scientifiques et militaires. En point de mire de cette démarche, le programme nucléaire militaire iranien, que l’assistance des experts biélorusses pourrait contribuer à accélérer.

Ce rapprochement fait suite, d’une part au grave différend qui a opposé Minsk à Moscou sur la question énergétique (cf. Crise du gaz : Minsk jette l’éponge) et qui laisse la Biélorussie plus isolée que jamais, et d’autre part aux contacts diplomatiques de ces dernières semaines entre l’Iran et la Corée du Nord, autre pestiféré de la scène internationale. A ce tableau vient s’ajouter le président vénézuelien Hugo Chavez, récemment réélu et qui rêve tout haut de diriger "à vie" son pays qui est un riche exportateur de pétrole. Le discours bien connu de George W. Bush au sujet d'un "Axe du Mal" anti-occidental est peut-être en train de se concrétiser, avec une base bien solide aux portes de l'Union Européenne. Et pendant ce temps, la diplomatie européenne tâtonne, entre ostracisme stérile et démarche ambiguë comme cette visite inattendue de René Van der Linden, premier responsable européen en visite à Minsk depuis 1996, alors même que le régime biélorusse n'a pas fait le moindre effort de démocratisation, bien au contraire.

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Mardi 23 janvier 2007

Le constat commence doucement à se préciser et n’est peut-être pas aussi paradoxal qu’il en a l’air : certains secteurs économiques polonais vont bientôt être en manque de main d’œuvre alors que les chômeurs restent nombreux. Les chiffres du chômage sont en baisse depuis la chute du régime communiste en 1989, avec une nette accéleration du mouvement depuis l’entrée du pays dans l’Union Européenne. Le taux est ainsi passé depuis 2003 de 20% à moins de 15% aujourd’hui, ce dernier chiffre étant sujet à contestation du fait de l’éventuelle inscription sur les listes de demandeurs d’emploi de travailleurs émigrés dans les Iles britanniques (cf. L'Irlande chaque année un peu plus polonaise).

A la fin de l’année 2006, le président Lech Kaczyński estimait ainsi qu’un million de chômeurs déclarés seraient dans le même temps employés à l’étranger. Ce chiffre est difficile à vérifier mais laisse planer un doute sérieux sur le niveau réel du chômage dans le pays. Dans le même temps, on sait de façon certaine que depuis 2005, c’est près de 2 millions de Polonais qui sont venus rejoindre en toute légalité leurs compatriotes qui travaillaient déjà dans l’Union Européenne. Les secteurs privilégiés sont entre autres le bâtiment et la production agricole, où les employeurs apprécient le très bon niveau de formation et la compétitivité des travailleurs polonais au regard des salaires proposés au pays.

Dans certaines régions, c’est une personne sur quatre en âge de travailler qui cède aux sirènes ouest-européennes alors que dans le même temps, les indicateurs de la production et de la consommation intérieures sont au vert. Faute de pouvoir retenir les travailleurs du cru, les patrons polonais comptent beaucoup à leur tour sur une main d’œuvre venue de l’étranger. En premier lieu, ce sont les nouveaux adhérents à l’Union Européenne qui sont considérés comme un fournisseur potentiel de main d’œuvre dans les secteurs cités plus haut. Mais Bulgares et Roumains peuvent désormais tenter eux aussi leur chance à l’Ouest du continent et ne sont que modérément intéressés par un travail en Pologne, malgré la différence de salaires avec ce qui se pratique chez eux. Le chantier naval de Gdańsk a ainsi contacté l’ambassade bulgare dès le début de l’année, à la recherche de 200 ouvriers spécialisés (soudeurs ou caristes essentiellement) : alors que le salaire proposé est de 3500 zlotys mensuels (près de 900 euros), soit plus du double de ce qu’un ouvrier bulgare peut espérer au pays, les candidats ne se pressent pas.

Il reste aux entrepreneurs à se tourner vers l’Ukraine, où les candidats devraient être plus nombreux, faute d’accord global entre l’Union Européenne avec ce vaste pays (près de 50 millions d’habitants). Les ouvriers ukrainiens devraient ainsi bientôt combler la pénurie constatée, en attendant que les salaires polonais deviennent suffisamment attractifs pour freiner l’exode vers l’Ouest. On se souvient qu’en 2005, les rancœurs euro-sceptiques à l’Ouest (et notamment en France) s’étaient cristallisées autour du désormais célèbre " plombier polonais " (cf.illustration ci-contre), un phénomène similaire, un peu plus à l’Est cette fois n’est pas à exclure. Le " plombier ukrainien " à l’assaut de la Pologne, c’est pour quand ?

 

 

par Wawrzek Lothringer publié dans : Pologne-Actualité
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Jeudi 18 janvier 2007

Au cours du dernier scrutin présidentiel de mars 2006, le président Alexandre Loukachenko avait généreusement permis à deux représentants de l’opposition (Alexandre Kazouline et Alexandre Milinkievich) de présenter leur candidature. Ces derniers n’avaient pas eu accès aux médias contrôlés par le régime et la fraude avait été si évidente que les institutions européennes avaient protesté contre ces irrégularités. La victoire du sortant par 82% n’a été reconnue par aucune puissance étrangère, exception faite de la Russie, ce qui n’a que très modérément ému Alexandre Loukachenko. Celui-ci s’était alors permis d’ironiser sur le score de l’opposition, en reconnaissant devant des journalistes avoir trafiqué les résultats ... pour remonter le score de ses adversaires et leur éviter ainsi l'humiliation!

Dimanche dernier, les citoyens biélorusses ont été appelés à "choisir" leurs représentants locaux et régionaux et cette fois, toute relique de mise en scène vaguement démocratique a purement et simplement disparue. A quoi bon faire semblant de laisser une marge de manoeuvre à une expression pluraliste alors que les puissances étrangères ne sont pas dupes? Le scrutin a donc cette fois été verrouillé sans artifice et sans scrupule, le maître du pays se souciant moins que jamais des éventuelles réactions internationales.

Quelques chiffres sont révélateurs d'une farce pseudo-électorale d'un cynisme certainement inégalé, même en terre biélorusse. Les citoyens devaient donc voter simultanément pour des responsables de quatre niveaux : municipal, cantonal, départemental et régional, soit au total 22.658 places à pourvoir. En moyenne, chaque circonscription avait enregistré 1,04 candidat par poste, soit seulement 900 candidats non désignés par le pouvoir dans l'ensemble du pays! Il va sans dire que la plupart de ces rebelles ne sont pas vraiment membres de partis d'opposition mais souvent des indépendants apolitiques ou des faire-valoir d'un adversaire officiel. Les votes ont été contrôlés par 16.000 bénévoles, tous encartés dans des organisations syndicales ou des mouvements de jeunesse proches du pouvoir. Pas un seul observateur étranger n'a pu pénétrer dans le pays : même pas un Russe, un Turkmène ou un Nord-Coréen pour admirer la splendide organisation du maître de cérémonie.

Au total, les estimations de l'opposition et des journalistes étrangers présents (clandestinement) concordent : on pense que trois ou quatre candidats (sic) non-officiels seraient passés entre les mailles du filet et pourraient théoriquement sièger dans des conseils de canton, dans des zones rurales uniquement. A Minsk et dans les grandes villes en revanche, aucune figure un tant soit peu connue n'a pris le risque de s'exposer et de cautionner ce scrutin que n'aurait pas renié le "Petit Père des peuples". Certainement rassuré par l'épisode de bras-de-fer avec la Russie au sujet du gaz et du pétrole (alors même que le bilan n'est certainement pas aussi tranché que la partie biélorusse semble s'en vanter), le président Loukachenko montre une fois de plus qu'il faudra, bon gré mal gré, compter avec lui et ses sbires pendant encore de longues années. Le vent de la démocratie n'est pas prêt de souffler sur la Biélorussie...

 

par Wawrzek Lothringer publié dans : Biélorussie-Actualité
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