En visite récemment en Irlande, pays dont la prospérité actuelle attire comme on le sait de nombreux migrants en provenance de Pologne (cf. L'Irlande chaque année un peu plus polonaise), le président Lech Kaczyński a eu l’occasion au cours d’une conférence de presse de réaffirmer les positions idéologiques qui lui tiennent à cœur. Il n’a jamais fait mystère de son attachement à l’application de la peine de mort et l’a Reprenant à son compte la célèbre loi du talion (œil pour œil, dent pour dent), le président trouve injuste le déséquilibre entre une personne qui perdrait la vie et le responsable de cette mort qui aurait au contraire le droit de conserver la sienne. L’extrême maigreur de cette argumentation bien connue ne semble pas déranger outre mesure Lech Kaczyński qui n’a, reconnaissons lui ce mérite, jamais varié d’un iota sur la question. Cette opinion est d’ailleurs assez largement partagée en Pologne, et notamment dans l’électorat conservateur à qui le Président doit son accession au pouvoir.
Pour ce qui des autres sujets de société sur lesquels il est notoirement en décalage avec les autres dirigeants européens (et sur lesquels les journalistes prennent un malin plaisir à l’interroger), le président polonais ne brille toujours pas par sa cohérence. Ainsi, réfutant les récurrentes accusations d’homophobie à son encontre, il se justifie avec maladresse, quand dans le même temps, ses alliés de la LPR (Ligue des Familles, droite réactionnaire ultra-catholique) revendiquent cette hostilité aux homosexuels sans se soucier de sauver les apparences. Le Président affirme connaître personnellement des gens "touchés par ce type de différence" mais n’envisage pas pour autant de devoir les "faire soigner", belle marque d’ouverture d’esprit en effet! Enfin, les discordances apparues il y a quelques mois au sujet de la future armée européenne entre les deux têtes de l’exécutif (cf.Schizophrénie à la tête de l'Etat) ne sont toujours pas résolues : pour obtenir une réponse auprès du Président, les journalistes sont priés de s’adresser au Premier Ministre et vice-versa. L’image du pays à l’étranger n’en est que plus brouillonne, mais cela ne semble pas un souci pour les jumeaux Kaczyński qui semblent plus intéressés par la conservation de leur pouvoir et leur politique intérieure d’épuration de l’Etat : la lustration avant tout...
redit aux journalistes qui lui ont posé la question. Bien conscient de l’incompatibilité de cette position avec l’état actuel du droit communautaire (qui prime sur le droit des Etats membres), Lech Kaczyński estime que l’abolition généralisée n’est qu’une mode intellectuelle passagère : les sociétés reviendront tôt ou tard vers un principe plus conforme à une " morale publique " qu’il estime supérieure aux lois.
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sortie du tunnel, totalement irréaliste jusqu’alors. Force est aujourd’hui de constater que ce renouveau d’une opposition enfin réunie autour de l’essentiel est en train de retomber comme un soufflé.
ans. Le moins que l’on puisse en dire est que les interventions publiques de ce parlementaire ne redorent pas le blason d’une Pologne qui peine à s’imposer comme un membre influent et crédible, notamment depuis les élections de 2005 et la prise de pouvoir des jumeaux Kaczyński.
Centrale et Orientale en 2004, les frontières terrestres de l’enclave sont également celles de l’Union Européenne. La circulation entre ce territoire exigu (15.000 km² tout de même, soit le double de la Corse) et la métropole est très compliqué, soit par la route en traversant au minimum deux Etats souverains, ou par la Mer Baltique par un large contournement jusqu’à Saint-Pétersbourg.
souverain la moindre explication plausible sur ces départs. Dans un premier temps, c’est le ministre de la Défense Radosław Sikorski qui a été sommé de quitter ses fonctions, alors même que ses relations avec ses partenaires anglo-américains étaient considérées comme excellentes. Ceci n’est pas un détail négligeable, à l’heure où l’armée polonaise est engagée à la fois en Afghanistan et en Irak, où la situation est notoirement critique. Il semblerait que le différend ait porté sur l’épuration des officiers nommés à l’époque communiste : Sikorski souhaitait que soient conservées les personnes compétentes alors que l’idéologie des jumeaux exigeait d’écarter aveuglément tout suspect de collaboration.
décidé d’adresser une lettre ouverte au président Loukachenko. 

