Alors que la Pologne connaît depuis le 15 mars dernier, date d'application de la nouvelle loi de lustration (cf. la "lustration" passe à la vitesse supérieure), un climat de protestation et de polémiques qui prend de l'ampleur, la question prend une tournure internationale. Le Sénat espagnol vient d'adopter à la quasi-unanimité une résolution très offensive appelant son gouvernement à s'ingérer dans cette affaire, relevant pourtant de la Loi polonaise. En effet, les parlementaires ibériques considèrent que la
lustration actuelle concernera tôt ou tard les survivants des Brigades Internationales qui sont venus combattre les Phalanges franquistes au cours de la guerre civile espagnole.
Ces anciens combattants étaient majoritairement d'obédience communiste et avaient pu rentrer au pays après la Seconde Guerre Mondiale, où le régime stalinien les avait accueillis en héros de la cause internationaliste. Certains avaient obtenu des postes importants dans l'appareil d'Etat du fait de leurs états de service en Espagne. Or, la lustration vise précisément à faire la lumière sur le comportement passé des Polonais vis-à-vis du régime, faisant fi d'éventuels faits d'armes antérieurs : les derniers Brigadistes sont donc autant concernés que tout autre citoyen né avant 1972.
Une loi votée en Espagne en 1996 garantit une protection voire la naturalisation à toute personne convaincue de participation à ces Brigades Internationales pour combattre le franquisme (en illustration ci-contre la médaille officielle remise aux Brigadistes). La déclaration des sénateurs invoque explicitement cette dernière possibilité au cas où les derniers survivants, dont on estime qu'ils seraient encore 25 à résider en Pologne, se verraient supprimer leur droit à la retraite pour avoir collaboré avec les services secrets de la République Populaire. La polémique est vive entre d'une part la presse espagnole qui soutient ardemment l'initiative de ses parlementaires, et d'autre part les éditorialistes polonais proches du gouvernement, qui affirment que les Espagnols font un amalgame historique déraisonnable. Leur argument consiste à faire la part des choses, entre une période héroïque (les années 30) et une période de collaboration (l'après guerre), la première n'excusant en rien la seconde.
A l'heure où la fronde anti-lustration s'organise et se renforce, notamment dans le milieu universitaire, le gouvernement polonais ne commente pas pour l'instant cette intervention d'un pays étranger, ce qui pourrait avoir pour effet d'accentuer ses difficultés actuelles. Déjà critiqué de toutes parts pour ses nombreuses déclarations polémiques sur la scène continentale, le gouvernement polonais se passerait bien d'une nouvelle brouille avec un de ses principaux partenaires européens.
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dissolution de l'Union Soviétique, cette date est l'occasion de manifestations placées sous le signe de l'indépendance du pays, qui est loin d'être un fait acquis en 2007. L'an passé, cette fête baptisée День Воли (jour de la Volonté ou de la Liberté selon les interprétations) coïncidait avec la vague de protestations sans précédent consécutive au scrutin présidentiel qui avait vu la reconduite au pouvoir d'Alexandre Loukachenko. Parmi les nombreuses interpellations survenues ce jour-là, on comptait entre autres un des protagonistes de l'élection, l'ex-ministre Alexandre Kazouline, toujours emprisonné à ce jour. (cf.
de 25.000 euros ainsi que le remboursement des frais judiciaires engagés à hauteur de 14.000 euros, pour non-respect de ses droits fondamentaux.
(IPN, Instytut Pamięci Narodowej) à Varsovie. Ainsi ce sont quelques 27.000 demandes de contrôles de déclarations qui sont parvenues dans ce service depuis dix ans. Une large proportion de ces cas n’est toujours pas traitée à ce jour par la vingtaine de fonctionnaires triés sur le volet mais visiblement recrutés en nombre largement insuffisant devant l’ampleur de la tâche. Or, la nouvelle loi de lustration qui est entrée en vigueur le 15 mars va faire augmenter de façon spectaculaire le nombre de demandes.
le Kremlin, les milieux d’affaire moscovites et un groupe de hauts fonctionnaires, tous réunis dans l’optique d’un renversement du régime. Toutefois et comme on pouvait le craindre, cet éventuel coup d’Etat n’aurait pas pour objectif de mettre la Biélorussie sur les rails du pluralisme démocratique, mais bien de l’inféoder à la Fédération russe à plus ou moins long terme.
battre contre le droit à l’avortement et contre la "propagation de l’homosexualité".

